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Noël coûte cher : cette mère facture 21,50 € à chaque invité, et elle assume

À quelques jours du réveillon, une Britannique de 32 ans suscite la polémique en demandant à sa famille de payer son repas de Noël. Une pratique jugée impensable il y a encore quelques années, mais qui gagne en légitimité à l’ère de l’inflation galopante.

Pourquoi faire payer ses proches à Noël ?

Whitney Ainscough ne cache rien. Sur Instagram, où elle compte plus de 200 000 abonnés, elle a partagé sa méthode : chaque invité doit verser 21,50 € pour participer au dîner de Noël chez elle. Le tarif est clair, non négociable, et aligné sur le double de ce qu’elle facture habituellement pour ses déjeuners dominicaux (11 dollars, soit environ 10,70 €).

Cette initiative n’est pas gratuite. Après avoir quitté son emploi et touché des aides sociales, Whitney a dû revoir sa gestion budgétaire. « Je n’avais plus les moyens de cuisiner pour tout le monde, explique-t-elle. Ils utilisaient mon gaz, mon électricité, regardaient la télé… Je trouvais normal de demander une contribution. »

Une tendance en pleine expansion

Si la pratique peut choquer, elle s’inscrit dans un contexte économique tendu. Selon une étude Cofidis de 2025, les Français prévoient de dépenser en moyenne 491 € pour les fêtes — le montant le plus bas depuis 2017. Entre les produits festifs à prix élevés et la pression inflationniste, de plus en plus de foyers optent pour le partage des coûts.

Demander une participation financière n’est plus perçu comme une offense, mais comme une solution pragmatique. Surtout quand le coût d’un repas de Noël peut facilement dépasser les 50 € par personne, entre entrées, plats, desserts et boissons.

Les mots-clés qui font réagir

Sur les réseaux, Whitney a déclenché un débat passionné. Ses partisans saluent sa transparence et sa gestion responsable. Ses détracteurs y voient un manque de générosité, surtout en période de fêtes censée rapprocher les familles.

Pourtant, son approche répond à une réalité croissante : organiser Noël sans se ruiner devient un défi majeur. Et si le partage des frais permet de préserver les liens sans creuser le découvert, pourquoi s’en priver ?

Qu’il s’agisse d’un geste radical ou d’une nécessité moderne, la décision de Whitney Ainscough révèle une vérité simple : le vrai luxe de Noël, c’est peut-être de pouvoir encore se réunir — même en payant sa part.