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Cantine gratuite à Lyon : Anaïs Belouassa Cherifi lance un défi à la municipalité sortante

Et si manger à l’école ne coûtait plus rien à aucune famille lyonnaise ? C’est la promesse formulée mardi 6 janvier 2026 par Anaïs Belouassa Cherifi, députée de la France insoumise et candidate aux élections municipales de mars. Elle ne propose pas seulement la gratuité des cantines scolaires : elle veut aussi offrir un petit-déjeuner gratuit à chaque élève, dès la rentrée 2026.

Un service public contre les géants de la restauration

Pour y parvenir, la candidate appelle à rompre avec le modèle actuel. Elle souhaite mettre fin au contrat avec Elior, l’opérateur privé en charge de la restauration dans de nombreuses écoles lyonnaises. Selon elle, ce partenariat nuit à la qualité, à la traçabilité et à l’accessibilité des repas.

À la place, elle prévoit la création d’un service public municipal de restauration collective, centré sur une cuisine centrale publique. L’idée : cuisiner sur place, avec des équipes locales, et non sous-traiter à des groupes industriels.

Repas bio, locaux, et faits maison

Les menus seraient composés à majorité de produits bio et locaux, avec une exigence de fraîcheur et de saisonnalité. Une orientation déjà amorcée par l’actuelle majorité écologiste, mais qu’Anaïs Belouassa Cherifi veut amplifier — jusqu’à la suppression totale des produits ultra-transformés.

Une politique scolaire au-delà de l’assiette

La candidate insiste également sur la nécessité de réhabiliter en urgence les bâtiments scolaires les plus dégradés. Pas de calendrier uniforme : chaque école serait évaluée selon ses besoins réels — isolation, sécurité sanitaire, accessibilité.

En parallèle, elle envisage l’ouverture de restaurants municipaux de quartier, non seulement pour les élèves, mais aussi pour les familles en situation de précarité alimentaire.

Pourquoi cette annonce fait résonance

Parce qu’elle répond à une réalité vécue par des milliers de foyers : le coût croissant de la vie scolaire. Entre les fournitures, les sorties et la cantine, les dépenses s’accumulent. La gratuité de la restauration scolaire devient alors bien plus qu’une mesure sociale : c’est un levier d’égalité.

À Lyon, où les écarts entre quartiers sont marqués, cette proposition place l’école publique au cœur du débat municipal — comme un socle commun, garanti pour tous.