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Réforme choc : Bruno Retailleau veut relancer le travail en brisant les 35 heures et les aides sociales

En cette rentrée 2026, Bruno Retailleau dégaine un plan économique audacieux, voire radical. Le président des Les Républicains affirme que « la fête est finie » et appelle à un « changement total de modèle ». Son objectif ? Relancer l’emploi, stimuler la croissance, et redonner du sens au travail — même si cela implique de déplaire.

Un diagnostic sans détour sur l’économie française

Pour Bruno Retailleau, la France est en « décrochage spectaculaire ». Selon lui, le « social étatisme » a épuisé ses ressorts, décourageant l’effort au profit de l’assistanat. Il promet donc une refonte en profondeur, appuyée sur des chiffres précis : 30 milliards d’euros d’économies, 2 % de croissance supplémentaire, et un gain moyen de 500 euros par mois pour les ménages.

Une feuille de route conçue avec des experts comme François Asselin (ex-CGPME) et Julien Chartier, ancien de l’Inspection générale des finances. Le ton est celui d’un « courage politique » retrouvé — celui de dire des vérités déplaisantes.

35 heures : pas une suppression, mais une réinvention

Contrairement aux apparences, Bruno Retailleau ne veut pas purement et simplement « supprimer les 35 heures ». Il propose plutôt de les dépasser sans pénaliser ni salarié ni employeur. Le temps de travail annuel passerait de 1607 à 1623 heures.

Au-delà, les heures supplémentaires seraient exonérées de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu — sauf CSG/CRDS. Résultat : un salarié au salaire moyen gagnerait près de 2800 euros de plus par an. Une mesure conçue pour créer un « treizième mois » réellement incitatif.

Un nouveau système de prestations sociales pour valoriser le travail

Le cœur du dispositif réside dans la création d’un « revenu d’incitation à l’activité ». Ce dispositif fusionnerait le RSA, la prime d’activité et l’ASS, tout en rendant obligatoires 15 heures d’activité pour les bénéficiaires.

Les allocations seraient plafonnées à 70 % du Smic. Une mère isolée passerait ainsi de 1486 à 1153 euros mensuels. Mais en reprenant un mi-temps, elle gagnerait 470 euros de plus — contre seulement 270 aujourd’hui. L’écart devient significatif, et l’incitation, tangible.

Le « compte social unique », alternative pragmatique à la fusion des aides

Plutôt que de simplifier par fusion — jugée coûteuse et complexe — Bruno Retailleau mise sur la transparence. Chaque foyer disposerait d’un compte social unique affichant l’ensemble de ses prestations.

Ce dispositif permettrait de plafonner les aides cumulées à 70 % du Smic net. Un couple avec deux enfants verrait ainsi ses allocations passer de 2375 à 1685 euros. Une mesure dure, mais justifiée par l’objectif de redonner du sens au travail.

Relance du travail des seniors et durcissement de l’assurance chômage

Pour les seniors, le cumul emploi/retraite serait assoupli, avec exonération temporaire de cotisations. En contrepartie, la pension serait réduite de 30 % pendant la période de cumul.

Côté chômage, la réforme d’Gabriel Attal serait relancée : fin des allocations après trois refus d’offres. Les ruptures conventionnelles, jugées abusives, seraient encadrées : durée limitée, montant plafonné. L’objectif : lutter contre les « stratégies d’alternance emploi/chômage ».