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Indignation générale : Action lance Pâques… avant même la fin de Noël !

Imaginez : vous poussez les portes d’Action début janvier, en quête d’un plaid douillet ou d’un diffuseur d’ambiance hivernal. Et là, surprise — des lapins pastel, des œufs dorés et des paniers printaniers vous accueillent comme si avril était déjà là. Pour de nombreux clients, c’en est trop.

Un calendrier commercial qui déraille

Dès le 2 janvier 2026, plusieurs magasins Action à travers la France ont remplacé leurs derniers articles de Noël par un rayon entier dédié à Pâques. Résultat ? Une levée de boucliers sur les réseaux sociaux. « C’est n’importe quoi », « On n’a même pas digéré le foie gras ! », peut-on lire sous des dizaines de publications virales.

L’enseigne, habituellement saluée pour ses prix bas et ses trouvailles déco, se retrouve cette fois accusée de pousser la logique commerciale jusqu’à l’absurde. Le problème ne vient pas des produits eux-mêmes — souvent bien conçus — mais de leur apparition prématurée, perçue comme une provocation.

Pourquoi cette stratégie irrite-t-elle autant ?

Les consommateurs reprochent à Action de brouiller les repères saisonniers. Janvier, c’est traditionnellement le mois du repli, des soldes d’hiver, du rangement progressif des fêtes. Voir surgir des décorations de Pâques alors que le sapin trône encore dans le salon crée un sentiment de dissonance temporelle.

Plus inquiétant encore : beaucoup craignent de ne plus trouver ces articles au moment où ils en auront réellement besoin. Si les rayons sont vidés dès février, comment décorer son intérieur en avril ? Cette anticipation nuit à la confiance dans la chaîne, jusque-là perçue comme un allié du bon sens.

Une tendance de fond dans la grande distribution

Action suit ici une logique partagée par de nombreuses enseignes : étirer les périodes festives pour booster les ventes. Mais là où d’autres avancent avec prudence, le géant européen frappe fort — trop fort, selon ses clients fidèles.

Cette polémique révèle un changement profond dans la relation consommateur-marque. Aujourd’hui, on ne veut plus juste acheter moins cher. On exige aussi du respect du rythme des saisons, de la cohérence, et un peu de poésie dans le calendrier.

Et si janvier redevenait janvier ?

Face à la grogne, certains magasins auraient déjà commencé à modérer leur approvisionnement. Mais le mal est fait. La question désormais posée est simple : jusqu’où ira la course à l’anticipation ? Car si Pâques arrive en janvier, Noël risque bientôt d’arriver en août…

En attendant, les clients restent vigilants. Et surtout, très vocal sur les réseaux. Parce que chez eux, janvier, c’est encore l’hiver — pas le printemps.