Scandale à Crans-Montana : la gérante du bar aurait emporté la caisse… pendant que les flammes tuaient
Un feu parti d’un détail… et d’une négligence
La nuit du 1er janvier 2026, tout bascule. Dans un coin du plafond du bar, des bougies incandescentes entrent en contact avec une mousse antibruit hautement inflammable. En quelques secondes, l’enfer se déchaîne. Les issues de secours sont insuffisantes, les matériaux non conformes, et l’absence de contrôle récent criante.
Pourtant, Jacques Moretti, mari de Jessica et co-propriétaire, assure que l’établissement a été inspecté « trois fois en dix ans ». Un argument qui ne tient pas face à la loi suisse : les lieux recevant du public doivent être contrôlés chaque année. Ce manquement pourrait constituer une faute pénale grave.
Jessica Moretti : victime ou coupable ?
Blessée au bras lors de l’incendie, Jessica Moretti affirme avoir tout perdu. Mais selon des images citées par La Stampa, elle aurait été vue quittant précipitamment le bar avec la caisse sous le bras — bien avant l’arrivée des pompiers. Si cette information est confirmée, cela changerait radicalement la nature de l’enquête.
Pour l’heure, les époux Moretti ne sont entendus qu’en tant que témoins. Mais leur liberté inquiète les proches des victimes… et plusieurs experts juridiques.
« Un risque réel de disparition »
Nicolas Rivard, avocat spécialisé basé à Sion, alerte : « Laisser ces personnes en liberté, c’est courir le risque qu’elles fuient à l’étranger. » Une crainte fondée, surtout si des chefs d’accusation liés à la sécurité publique ou à l’escroquerie post-catastrophe venaient à émerger.
Les familles des victimes, elles, ne veulent plus de promesses. Elles exigent des actes : transparence, responsabilisation, et surtout, garantie que justice sera rendue sur sol suisse.
Entre deuil national et suspicion généralisée
L’affaire dépasse désormais le cadre local. Elle interroge la rigueur des contrôles dans les établissements festifs, la rapidité des secours en montagne, et la moralité de ceux qui, au lieu de porter secours, auraient pensé d’abord à leur portefeuille. Dans un pays réputé pour son efficacité et sa neutralité, ce drame révèle des failles humaines… et institutionnelles.
Et tandis que les enquêteurs fouillent les décombres, une question hante chaque ligne de leur rapport : Qui a vraiment trahi ces jeunes ce soir-là ?
