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Crans-Montana : pourquoi le corps de cet ado n’a-t-il aucune brûlure après l’incendie ?

Quarante vies emportées par les flammes. Un bar réduit en cendres. Et au milieu du chaos, un cas qui défie la logique scientifique et judiciaire : celui d’Emanuele Galeppini, 16 ans, retrouvé mort… mais intact. Aucune trace de brûlure. Aucune déformation. Rien. Alors que l’incendie de Crans-Montana a atteint des températures proches de 600 °C, cette anomalie glace plus qu’elle n’éclaire. Sa famille, désemparée, ne cesse de répéter : « Nous voulons la vérité. »

Un prodige du golf pris dans la tragédie

Natif de Gênes, Emanuele vivait à Dubaï avec ses parents. Talentueux, il enchaînait les tournois amateurs en Europe et au Moyen-Orient. Ce 31 décembre 2025, il fêtait le Nouvel An à Crans-Montana avec des amis. La soirée tourne au cauchemar lorsque l’incendie ravage La Constellation, un bar géré par Jacques et Jessica Moretti.

Sur les 40 victimes, 15 sont mineures. Mais seul le corps d’Emanuele échappe aux stigmates du feu. Même ses effets personnels — téléphone, portefeuille — sont intacts. Seules ses chaussures portent des cendres. Une scène presque irréelle.

Des incohérences qui inquiètent

L’avocat de la famille, Alessandro Vaccaro, confirme : « Son corps était complètement intact, sans brûlure. » Pourtant, les autorités suisses refusent catégoriquement une autopsie, affirmant que « les causes de la mort sont claires ». Mais si tout est si clair, pourquoi avoir ordonné un test ADN sur un cadavre parfaitement identifiable ?

Cette contradiction alimente les doutes. Était-il vraiment présent dans le bar au moment du sinistre ? A-t-il succombé à autre chose qu’aux flammes — intoxication, asphyxie, ou pire ?

Le silence des institutions

Malgré les appels répétés de la famille, ni la police suisse, ni le parquet, ni les propriétaires du bar ne livrent d’explications supplémentaires. Le refus d’autopsie, rare dans un drame collectif de cette ampleur, est perçu comme une obstruction.

Pour les proches d’Emanuele, ce n’est pas seulement une question de justice. C’est une nécessité morale. Sans réponse, le deuil reste impossible.

Un mystère qui menace la crédibilité de l’enquête

Dans un contexte où des manquements graves en matière de sécurité sont déjà soupçonnés — issues de secours bloquées, matériaux hautement inflammables —, ce cas unique devient un symbole. Il illustre non seulement le drame humain, mais aussi le risque d’une enquête bâclée ou orientée.

Tant que la question « comment est-il mort ? » restera sans réponse, l’ombre planera non seulement sur Crans-Montana… mais sur toute la transparence de la justice suisse.