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Incendie de Crans-Montana : le témoignage bouleversant du « fils » des Moretti révèle leur humanité

Alors que la Suisse entière est encore sous le choc de l’incendie du bar Le Constellation, une voix inattendue s’élève pour défendre les gérants mis en cause. Jean-Marc, présenté comme le fils adoptif de Jacques et Jessica Moretti, brise le silence avec une sincérité rare. Son témoignage, diffusé sur BFMTV, replace l’humain au cœur d’un drame qui menace de sombrer dans la rumeur et la condamnation médiatique.

Un lien familial forgé dans les années


Jean-Marc ne parle pas en simple connaissance. Il évoque une relation profonde, construite au fil du temps. « Ils m’ont élevé comme leur fils », confie-t-il, soulignant un attachement qui va bien au-delà du cadre professionnel.

Pour lui, dépeindre Jacques et Jessica comme des responsables irresponsables ou indifférents est une injustice. « Ce sont des gens travailleurs, humains, qui ont toujours fait passer les autres avant eux », insiste-t-il, rejetant fermement toute idée de négligence volontaire.

La nuit fatidique du 31 décembre à Crans-Montana

L’incendie du Nouvel An a transformé une célébration joyeuse en cauchemar. Situé en plein cœur de la station valaisanne, le bar Le Constellation était bondé. En quelques minutes, les flammes ont tout dévoré.

Le bilan ? Quarante vies perdues, plus de cent personnes blessées — certaines grièvement. Les secours ont été débordés. Depuis, les questions se multiplient : comment un tel drame a-t-il pu survenir ? Était-ce évitable ?

Des accusations, mais aussi des silences

Les premiers témoignages évoquent des issues de secours bloquées ou mal signalées. D’autres parlent d’un manque criant de mesures de sécurité. Ces éléments alimentent les soupçons pesant sur les propriétaires.

Jacques Moretti est désormais en détention provisoire. Jessica, elle, reste libre mais sous surveillance judiciaire. Dans ce climat tendu, la parole de Jean-Marc apporte une perspective rare : celle de l’intimité, du quotidien partagé, de la confiance.

Une douleur partagée avec les familles endeuillées

Malgré sa défense des Moretti, Jean-Marc n’oublie pas les victimes. « Il n’y a pas de mots pour ce qui s’est passé », admet-il, visiblement marqué. Il affirme que le couple pense chaque jour à ceux qui ont perdu la vie ou un proche.

« Ils ont tout perdu, moralement et humainement », dit-il. Une phrase qui résume l’ampleur du traumatisme, bien au-delà des murs calcinés du bar. Ce drame reste l’un des plus graves incendies en Suisse de ces vingt dernières années.

Une enquête en cours, un deuil national

Les autorités suisses poursuivent leurs investigations avec rigueur. Experts en incendie, psychologues, procureurs : tous tentent de reconstituer la chronologie exacte des faits. L’objectif ? Établir des responsabilités sans céder à la pression médiatique.

En attendant, la communauté de Crans-Montana pleure. Et Jean-Marc, en brisant le silence, rappelle une vérité essentielle : derrière chaque accusation, il y a des visages, des histoires… et parfois, des liens invisibles mais indestructibles.