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Incendie de Crans-Montana : le « fils adoptif » des Moretti dénonce une chasse à l’homme médiatique

Alors que la Suisse tente de panser ses plaies après la tragédie du Nouvel An, une voix s’élève pour défendre ceux que beaucoup désignent déjà comme coupables. Jean-Marc, se présentant comme le « fils adoptif » de Jacques et Jessica Moretti, a brisé le silence dans un entretien poignant — non pour nier la douleur des victimes, mais pour rappeler que derrière les accusations, il y a des êtres humains.

La nuit qui a tout changé

Le 1er janvier 2026, à Crans-Montana, une célébration festive vire au cauchemar. Dans le bar La Constellation, des feux de Bengale posés sur des bouteilles enflamment un plafond en mousse synthétique. L’incendie se propage à une vitesse effrayante. En quelques minutes, 40 personnes perdent la vie, plus de 100 sont blessées, et des familles entières basculent dans le deuil.

L’événement, d’une rare violence, secoue non seulement la Suisse, mais l’Europe entière. Très vite, les projecteurs se braquent sur les propriétaires de l’établissement.

Des poursuites judiciaires sous haute tension

Jacques et Jessica Moretti sont mis en examen pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Le 9 janvier, Jacques est placé en détention préventive, les autorités craignant qu’il ne quitte le territoire. Jessica, elle, reste libre, mais sous contrôle judiciaire strict.

Les enquêteurs cherchent à savoir si les normes de sécurité ont été respectées. Étaient-ils au courant des risques liés aux matériaux utilisés ? Ont-ils autorisé l’usage de feux pyrotechniques en intérieur sans précaution ? Les réponses pourraient définir leur responsabilité pénale.

Un témoignage entre loyauté et compassion

 

Le 12 janvier, Jean-Marc intervient sur BFMTV. Il ne cherche pas à disculper, mais à humaniser. « Ce ne sont pas des monstres », affirme-t-il, la voix tremblante. « Ce sont des gens qui ont toujours mis les autres avant eux. »

Il raconte comment le couple l’a accueilli, soutenu, élevé comme un fils. « Ils m’ont donné une famille quand je n’en avais plus. » Pour lui, les images diffusées par certains médias — notamment italiens — déforment la réalité. « Dire qu’ils ont fui avec la caisse, c’est faux. Ils étaient là, comme toujours, pour faire plaisir à leurs clients. »

Entre douleur collective et justice individuelle

Jean-Marc reconnaît pleinement la souffrance des victimes. Il ne minimise en rien la gravité du drame. Mais il insiste : « Je connais leur cœur. Et ce n’est pas celui de criminels. »

Son intervention soulève une question cruciale : dans les heures sombres qui suivent une catastrophe, jusqu’où peut-on aller dans la condamnation publique avant même que la justice n’ait parlé ?

Un débat qui dépasse le cas Moretti

Cet incendie relance un débat urgent sur la sécurité dans les établissements festifs. Combien de bars utilisent encore des matériaux hautement inflammables ? Qui contrôle réellement l’usage des effets pyrotechniques en intérieur ?

En 2026, alors que les soirées reprennent de plus belle, ce drame rappelle que la réglementation ne doit jamais être sacrifiée sur l’autel de l’ambiance. La moindre négligence peut coûter des vies.

L’attente d’un verdict qui changera tout

Pendant que les familles pleurent, que les rescapés tentent de reconstruire, et que l’opinion se divise, la justice avance. Lentement, méthodiquement. Son verdict déterminera non seulement le sort des Moretti, mais aussi la manière dont la Suisse — et l’Europe — encadrera à l’avenir les lieux de fête.