Philippe Etchebest dénonce : “On sacrifie les agriculteurs comme du bétail !”
Le 13 janvier 2026, sur le plateau de TBT9, Philippe Etchebest a livré un plaidoyer vibrant en faveur des agriculteurs français. Loin des clichés médiatiques, le chef étoilé a démonté avec précision la logique politique actuelle, qu’il juge non seulement injuste, mais dangereuse pour l’avenir du pays. Son message est clair : sans une réelle reconnaissance de la valeur agricole, la France court à la pénurie.
Un cri d’alarme lancé depuis les plateaux télé
Face à Cyril Hanouna, Etchebest n’a pas tergiversé. « Ce n’est pas comme ça qu’il faut raisonner », a-t-il asséné, visant les décisions gouvernementales qui ignorent la réalité du terrain. Il ne s’agit pas d’un simple coup de gueule, mais d’une analyse fondée sur des années d’observation et de collaboration directe avec les producteurs locaux.
Il rappelle que les agriculteurs sont les premiers garants de notre autonomie alimentaire. Et dans un monde marqué par les tensions internationales, cette autonomie devient une question de sécurité nationale.
Pourquoi personne n’écoute ceux qui nous nourrissent ?
Malgré leur rôle central, les agriculteurs restent marginalisés. Selon Etchebest, la raison est cynique : « Peut-être parce qu’ils représentent une minorité et que ça n’intéresse pas les politiques. » Pourtant, ce sont eux qui ont tenu pendant le confinement de 2020, quand les usines fermaient et que les frontières se refermaient.
Aujourd’hui, confrontés à l’explosion des coûts énergétiques, aux normes administratives étouffantes et à une concurrence mondiale déloyale, beaucoup envisagent de tout abandonner. Le chef le sait : chaque ferme qui ferme est une brèche dans notre souveraineté.
L’agriculture, un pilier stratégique ignoré
« Et qu’est-ce qu’il va se passer si les agriculteurs ne sont plus là ? », lance-t-il, presque incrédule devant l’indifférence ambiante. Sa réponse est sans appel : sans eux, les rayons se vident, les prix flambent, et la dépendance alimentaire devient totale.
Il insiste sur un point crucial : les agriculteurs ne sont pas seulement des travailleurs — ils sont des sentinelles de notre territoire. Leur savoir-faire, leur lien au sol, leur résilience face aux aléas climatiques en font des acteurs irremplaçables dans la transition écologique comme dans la stabilité sociale.
Un engagement qui va au-delà des discours
Philippe Etchebest ne se contente pas de micros. Il marche dans les cortèges, visite les exploitations en difficulté, et utilise sa notoriété issue de Cauchemar en cuisine pour porter une cause trop souvent reléguée au second plan. Son combat n’est pas idéologique : il est vital.
Dans un contexte où le salaire moyen d’un agriculteur stagne sous le seuil de pauvreté, tandis que les multinationales dictent les prix, son intervention est un rappel urgent : valoriser l’agriculture locale, c’est protéger notre identité, notre santé, et notre liberté.
