Mayonnaise toxique ? 5 marques pointées du doigt par 60 Millions de consommateurs en 2026
Qui sonne l’alarme ?
L’association indépendante 60 Millions de consommateurs, référence en matière de tests produits, a évalué chaque mayonnaise selon trois critères : qualité nutritionnelle, sécurité sanitaire et transparence des ingrédients. Les notes s’échelonnent de 5,5 à 16,5 sur 20. Si certaines marques excellent grâce à des listes courtes et naturelles, d’autres sombrent dans la surtransformation.
Qu’est-ce qui rend une mayonnaise suspecte ?
La recette traditionnelle est simple : au moins 70 % d’huile, du jaune d’œuf, du vinaigre ou du citron, et éventuellement un peu de moutarde. Mais dans les versions industrielles, cette simplicité disparaît. À la place : huiles raffinées, édulcorants, sel caché, émulsifiants, conservateurs… et parfois une dizaine d’additifs différents.
Pire encore : les versions « allégées » ne sont pas plus saines. Elles remplacent l’huile par de l’eau, puis compensent le manque de goût avec du sucre et du sel. Le tout, bien sûr, accompagné de stabilisants pour maintenir la texture.
Les 5 mayonnaises à bannir en priorité
Voici les références les plus critiquées par l’enquête :
- Mayonnaise fouettée Cora – teneur excessive en lipides saturés.
- Mayonnaise à la moutarde de Dijon Carrefour Bio – label bio trompeur face à une densité calorique très élevée.
- Mayonnaise Hellmann’s Real – marque mondiale, mais formulation décevante sur le plan nutritionnel.
- Mayonnaise légère à la moutarde de Dijon Monoprix – allégée en gras, mais bourrée de 10 additifs (E471, E415, E202, etc.).
- Mayonnaise allégée Casino – même schéma : moins de matière grasse, plus de substances artificielles.
Ces produits illustrent un paradoxe moderne : plus une sauce prétend être « légère », plus elle est transformée.
Où se cachent les vrais risques ?
Les additifs alimentaires ne sont pas toujours dangereux isolément, mais leur accumulation quotidienne pose question. Chez les enfants, dont la consommation de sauces est élevée, cela peut perturber le microbiote intestinal ou favoriser une inflammation chronique. De plus, une portion standard (20 g) apporte déjà près de 80 % de matières grasses — souvent sous forme d’huile de tournesol, pauvre en oméga-3.
Pourquoi le label « bio » ne suffit pas
La mayonnaise Carrefour Bio à la moutarde de Dijon montre que le label ne garantit ni faible teneur en gras ni équilibre nutritionnel. « Bio » signifie absence de pesticides ou d’OGM, pas nécessairement modération calorique. Un rappel essentiel pour les consommateurs en quête de santé.
Comment choisir une mayonnaise saine ?
Privilégiez les pots avec moins de cinq ingrédients. Évitez ceux où figurent des codes E multiples, du glucose, du sirop de maïs ou des arômes. Mieux encore : optez pour une version artisanale ou maison. Avec de l’huile de colza (riche en oméga-3), un œuf frais, du vinaigre de cidre et une pincée de sel, vous obtenez une alternative savoureuse, transparente et durable.
Parce qu’une bonne mayonnaise ne devrait jamais nécessiter un diplôme en chimie pour être comprise.
