Scandale des Pièces jaunes : 2 millions d’euros versés à une association liée à Brigitte Macron
Une révélation du Canard Enchaîné fait trembler les coulisses de l’Élysée : près de 2 millions d’euros issus du fonds caritatif des Pièces jaunes auraient été attribués, depuis 2022, à une association dirigée par une proche de Brigitte Macron. Une allocation massive, discrète… et pour le moins surprenante.
Un don suspect en pleine lumière
🔴 SCANDALE DES PIECES JAUNES : 2 MILLIONS ÉVAPORÉS
✅ Le Canard Enchaîné nous révèle que depuis 2022, Brigitte Macron a puisé 2 millions d’euros dans le budget des Pièces jaunes pour donner un petit coup de pouce à »e-Enfance ». Heureuse coïncidence : cette association est… pic.twitter.com/4CT6TismSq
— French Carcan (@FrenchCarcan) January 18, 2026
L’association en question s’appelle e-Enfance. Elle œuvre contre les violences numériques faites aux mineurs — une mission légitime, saluée par plusieurs institutions. Mais ce n’est pas sa cause qui pose problème. C’est son lien direct avec le cercle présidentiel.
Sa présidente, Justine Atlan, est une amie notoire de Brigitte Macron. Elle siège aussi comme trésorière au sein de Renaissance numérique, un think tank clairement aligné avec la majorité macroniste. Or, c’est Brigitte Macron elle-même qui préside le Fonds des Pièces jaunes depuis 2017. Coïncidence ? Ou entrelacement de sphères privées et publiques ?
Des règles floues, des décisions opaques
Les Pièces jaunes reposent sur la générosité des Français. Chaque hiver, des millions de personnes donnent leurs petites pièces dans les hôpitaux, les gares, les écoles. L’argent collecté doit financer des projets concrets pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés.
Pourtant, aucune liste publique détaillée des subventions n’est accessible. Aucun appel à projets ne justifie clairement pourquoi certaines structures reçoivent des centaines de milliers — voire des millions — d’euros, tandis que d’autres sont ignorées. Dans ce flou institutionnel, la transparence devient optionnelle… et les soupçons, inévitables.
Le silence des enquêteurs
Alors que des médias comme Mediapart, Blast ou StreetPress ont démontré leur capacité à traquer les abus de pouvoir, cette affaire reste curieusement en marge de leurs radars. Pourquoi ?
Est-ce parce que le réseau impliqué est trop bien protégé ? Parce que les preuves formelles manquent encore ? Ou parce que critiquer la Première dame, même sur des faits vérifiables, reste un tabou médiatique ? Quoi qu’il en soit, les citoyens ont le droit de savoir comment leur argent est utilisé — surtout quand il porte le sceau de la solidarité nationale.
