Actu

Elle soumet son mari au détecteur de mensonges chaque soir… et il accepte

Chaque soir, à la même heure, Steve rentre chez lui. Pas pour se détendre, mais pour subir un interrogatoire clinique. Branché à un appareil acheté sur internet, il doit répondre à une série de questions sous le regard scrutateur de sa compagne. Bienvenue dans la vie réelle de Debbie Wood, une Britannique dont la jalousie pathologique a redéfini les limites de la confiance conjugale.

Une obsession quotidienne nommée Debbie Wood

Debbie Wood, originaire du Royaume-Uni, est devenue virale sous le surnom de « la femme la plus jalouse du monde ». Ce n’est pas une exagération médiatique : c’est une description clinique presque littérale. Atteinte du syndrome d’Othello, elle vit dans la certitude que son partenaire, Steve, la trompe — ou pourrait le faire — à tout moment.

Pour elle, la prévention vaut mieux que le regret.

Contrôle total : du téléphone aux programmes TV

La surveillance ne se limite pas aux regards furtifs. Debbie inspecte systématiquement les messages de Steve, ses transactions bancaires, et même ses historiques de navigation. Elle a installé un logiciel de contrôle parental non pas pour un enfant, mais pour l’homme qu’elle aime.

Même le divertissement est encadré. Les chaînes télévisées sont sélectionnées avec soin. Toute émission mettant en scène des femmes attirantes est bannie. L’objectif ? Éliminer toute source potentielle de tentation.

Le polygraphe domestique : quand la fiction devient routine

Récemment, Debbie a franchi un nouveau seuil. Elle a commandé un détecteur de mensonges personnel — un dispositif grand public souvent vendu comme gadget, mais qu’elle utilise avec une rigueur quasi policière.

« Je dois savoir s’il regarde ailleurs », dit-elle. Et si le polygraphe indique un mensonge — même sur un détail anodin comme un compliment fait à une collègue — la tension monte immédiatement.

Steve, le compagnon patient

Malgré cette pression constante, Steve reste. Il affirme aimer Debbie profondément et croire en sa capacité à guérir. « Je sais que ce n’est pas de sa faute. C’est la maladie qui parle », explique-t-il avec une résilience rare.

Leur relation soulève une question complexe : jusqu’où l’amour peut-il justifier la perte de liberté ?

Le syndrome d’Othello : un trouble psychiatrique méconnu

Contrairement à une simple jalousie, le trouble délirant de jalousie (ou syndrome d’Othello) est un diagnostic psychiatrique sérieux. Il implique des croyances fixes et fausses concernant l’infidélité du partenaire, souvent accompagnées de comportements intrusifs, voire violents.

Bien que plus fréquent chez les hommes, il touche aussi les femmes. Sans traitement — psychothérapie, parfois médication —, il tend à s’aggraver avec le temps.