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Fracture à CNews : Laurence Ferrari rompt publiquement avec Jean-Marc Morandini après sa condamnation pour corruption de mineurs

Le 14 janvier 2026, la Cour de cassation a mis fin à toute incertitude juridique en confirmant la condamnation de Jean-Marc Morandini à deux ans de prison avec sursis et une amende de 20 000 € pour des faits de corruption de mineurs. Depuis, le monde médiatique retient son souffle. Dimanche 25 janvier, Laurence Ferrari est devenue la troisième figure majeure de CNews à prendre publiquement ses distances — et à adresser un message clair aux victimes.

Une voix engagée, au-delà du micro

Dans un entretien franc accordé au Parisien, l’ancienne présentatrice star de TF1 n’a pas tergiversé. « En tant que femme et mère, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé son engagement de longue date en faveur des plus vulnérables, notamment dans la lutte contre les violences et le sexisme.

« Je suis à leurs côtés », a-t-elle insisté, soulignant qu’elle donne régulièrement la parole aux victimes dans ses émissions. Ce n’est pas un simple discours : c’est une ligne éditoriale assumée, désormais opposée à tout ce que représente l’affaire Morandini.

Un mouvement collectif au sein de la chaîne

Laurence Ferrari suit ainsi Sonia Mabrouk, qui, interrogée en direct par Jérôme Guedj, avait déclaré sans ambivalence : « La justice française est passée. Ce n’est pas négociable. » Peu après, Pascal Praud renforçait ce front commun : « Sonia a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer les mêmes. »

Ces prises de position successives ne sont pas anodines. Elles marquent une volonté de redéfinir l’identité éthique de CNews, souvent critiquée pour ses choix éditoriaux. Ici, il ne s’agit plus de polémique, mais de principe.

Pourquoi cette affaire dépasse le cadre judiciaire

Jean-Marc Morandini n’est pas un animateur ordinaire. Il incarne une certaine vision du débat médiatique, parfois controversée. Sa condamnation définitive oblige désormais ses collègues à choisir : rester silencieux, ou affirmer des valeurs non négociables.

En se dissociant publiquement, Laurence Ferrari, Sonia Mabrouk et Pascal Praud envoient un signal fort : même dans un média où la liberté d’expression est revendiquée, certains actes ne peuvent être banalisés. Surtout lorsqu’ils touchent des mineurs.

Un tournant symbolique pour les médias français

Cette affaire illustre une évolution profonde. Les journalistes et animateurs ne sont plus seulement des relais d’information. Ils sont aussi perçus comme des porte-parole de valeurs sociales. Leur silence, ou leur complicité implicite, peut désormais coûter leur crédibilité.

Laurence Ferrari le sait bien. Son intervention n’est pas seulement personnelle. Elle est politique, morale, et médiatique. Elle dit : « Nous ne sommes pas tous pareils. Et certains combats ne se négocient pas. »

L’après-Morandini : vers une nouvelle ère à CNews ?

La condamnation est définitive. L’animateur pourrait continuer à travailler — la loi ne l’en empêche pas. Mais l’opinion, elle, a déjà tranché. Et les voix influentes de sa propre chaîne ont choisi leur camp.

Derrière cette affaire, c’est une question plus large qui se pose : quel rôle les médias doivent-ils jouer dans la protection des plus fragiles ? La réponse, aujourd’hui, semble claire : aucun compromis sur l’intégrité des mineurs.