Polémique E.Leclerc Nîmes : quand une vidéo TikTok sur le Nouvel an chinois dérape
Quel était le contenu de cette vidéo TikTok ?
La musique, le kimono, les baguettes, l’accent foireux…
En big 2026, Leclerc fait des vidéos racistes comme celle-là et personne ne leur dit qu’il y a un problème. On n’avance pas @AJARacisees @ajcf_fr @kiffetarace @gracefullyfried pic.twitter.com/hX5cVWppWL
— Michael TNR (@michael_tnr) February 11, 2026
La séquence, filmée dans les allées produits asiatiques du magasin, mettait en scène un employé régulier du compte TikTok local. Celui-ci portait un kimono japonais — bien que le Nouvel an chinois soit une célébration chinoise —, adoptait un accent forcé supposé représenter les communautés asiatiques, et manipulait des baguettes de manière théâtrale. Le tout sur une musique vintage, dans une tentative maladroite de créer une ambiance festive autour des promotions Nouvel an lunaire.
La réaction immédiate des internautes
Dès sa publication, les commentaires ont fusé. « Trop tard, on a vu », « C’est du racisme pur et simple », pouvait-on lire en boucle. Les critiques portaient sur plusieurs aspects : l’usage d’un vêtement japonais pour évoquer une fête chinoise, l’accent caricatural perçu comme moqueur, et la globalisation des cultures asiatiques. Pour de nombreux observateurs, cette vidéo reprenait des codes dépassés de la caricature anti-asiatique, rappelant des décennies de représentations stéréotypées dans les médias.
La position officielle d’E.Leclerc
L’enseigne n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué adressé au Parisien, le siège a affirmé que « cette vidéo ne correspond absolument pas à nos valeurs ». Le centre de Nîmes a reconnu son erreur, supprimé le contenu, et présenté des excuses publiques : « Nous regrettons sincèrement si certains ont pu se sentir blessés. Ce n’était absolument pas notre intention. » Un rappel à l’ordre a également été effectué auprès des équipes locales pour éviter toute récidive.
Cette affaire révèle-t-elle un problème plus profond ?
Au-delà de l’incident ponctuel, cette polémique réseaux sociaux soulève des questions cruciales sur la responsabilité des marques en matière de représentation culturelle. En 2026, les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur l’authenticité et le respect dans les campagnes marketing. Les erreurs de communication peuvent coûter cher, tant en termes d’image que de confiance. Pour les enseignes de grande distribution, former les équipes locales, consulter des experts culturels et instaurer des processus de validation rigoureux deviennent des nécessités stratégiques.
