Alerte rouge sur les comptes de Bardella : l’Europe aurait-elle financé sa campagne ?
Une affaire potentiellement explosive secoue le Rassemblement national. Une plainte pour détournement de fonds publics et favoritisme pointe directement du doigt Jordan Bardella, président du parti et député européen. Selon des documents judiciaires récents, une formation officiellement destinée à ses fonctions européennes aurait en réalité servi à préparer sa montée en puissance nationale… pendant la campagne présidentielle de 2022.
Un stage médiatique au mauvais moment
L’opération en question a été menée par Pascal Humeau, formateur spécialisé dans la communication politique. Financée par le budget alloué aux députés européens, elle visait — sur le papier — à renforcer les compétences médiatiques des élus du RN à Bruxelles. Mais selon l’association AC Anti-Corruption, les faits racontent une autre histoire.
Plutôt que d’aborder les arcanes du Parlement européen, les séances auraient porté sur la posture, la rhétorique et la gestion de crise… des outils clés pour un candidat à l’Élysée. Or, utiliser des fonds européens à des fins électorales nationales est strictement prohibé.
Qui est impliqué, où et quand ?
Jordan Bardella, alors figure montante mais non encore tête de liste officielle, aurait été le principal bénéficiaire de cette formation. Celle-ci a eu lieu en pleine préparation de la présidentielle 2022, à un moment où le RN cherchait à légitimer son leader sur la scène nationale. Le lieu ? Des locaux liés à l’activité parlementaire européenne. Le problème ? L’objectif réel n’avait rien d’européen.
Pourquoi cette plainte fait trembler
Au-delà de la simple irrégularité administrative, l’affaire touche à l’un des sujets les plus sensibles de la démocratie : le financement électoral. Si les soupçons se confirmaient, cela pourrait constituer un cas flagrant de fraude au financement de campagne, avec des conséquences juridiques et politiques majeures.
La justice avance à pas comptés
Le parquet national financier (PNF) ne reste pas inactif. Dans une déclaration à RTL le 12 janvier 2026, le procureur Pascal Prache a confirmé qu’une “analyse” de la plainte était en cours. Ce n’est pas encore une enquête, mais c’est bien plus qu’un simple signalement.
Dans un climat où chaque euro public est scruté, même une procédure préliminaire peut entacher une réputation. Surtout quand elle concerne un homme pressenti comme futur candidat à la présidentielle.
