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Carlos Bilongo suscite l’indignation en assimilant Bardella à une figure de l’ère hitlérienne

Au lendemain des fêtes de fin d’année, la scène politique française est en ébullition. Le député Carlos Martens Bilongo, membre de La France Insoumise, provoque un tollé national en assimilant publiquement le physique de Jordan Bardella aux canons esthétiques du IIIe Reich. Des propos tenus lors d’un entretien vidéo en juin 2024, réactivés début janvier 2026, qui ravivent les tensions autour du racisme, de la mémoire coloniale et du mépris régional.

Un discours sur le racisme qui stigmatise le Nord


Dans un échange diffusé le 23 décembre 2025 sur la chaîne YouTube La librairie africaine, Carlos Bilongo lie explicitement le racisme en France à une soi-disant pauvreté intellectuelle des habitants du Nord. « Là où tu as une pauvreté intellectuelle dans les territoires, dans le nord de la France etc., les racistes sont en avant », affirme-t-il, sans nuance.

Une généralisation qui heurte profondément les habitants des Hauts-de-France, région marquée par une forte tradition ouvrière, une contribution historique à l’effort de guerre et une diversité sociale souvent oubliée dans les discours parisiens.

L’ombre du IIIe Reich évoquée à propos de Bardella

Plus choquante encore : une déclaration de juin 2024 ressurgit, dans laquelle le député du Val d’Oise juge que le « standard » de beauté et d’intelligence que représente le président du Rassemblement National « nous ramène à l’époque hitlérienne ». Une analogie historique non seulement fausse, mais potentiellement incendiaire dans un contexte de montée des extrêmes.

Il ajoute : « Si vous avez la Vème République, sa police, le racisme systémique qui existent aujourd’hui en France, aux mains de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, les Noirs et les Arabes vont payer le prix et il y aura du sang. » Un scénario alarmiste, dénué de toute preuve, qui alimente la polarisation plutôt que le débat.

Les élus du Nord ripostent avec fermeté

Xavier Bertrand n’y va pas par quatre chemins : « Après Jean-Luc Mélenchon, c’est maintenant l’un de ses députés qui s’attaque aux gens du Nord. Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux. » Il dénonce une stratégie délibérée de division sociale.

Sébastien Chenu, vice-président du RN, répond avec une fierté régionale assumée : « Le Nord produit chaque année soignants, avocats, entrepreneurs… un peuple du travail qui vote très bien. » Un message clair : stop au mépris culturel venu de la capitale.

Montage ou parole assumée ?

Face aux critiques, Carlos Bilongo invoque des « montages » et des « citations tronquées », menaçant de poursuivre plusieurs médias et comptes critiques. Pourtant, les vidéos complètes circulent librement, et ses propos sont cohérents avec un registre rhétorique déjà connu pour ses excès.

Cette affaire met en lumière une fracture croissante : celle entre une parole politique de plus en plus radicale, amplifiée par les réseaux sociaux, et une France réelle qui réclame du respect, de la nuance, et surtout, de la dignité.