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Sortie sous surveillance : Jacques Moretti quitte la prison après le drame de Crans-Montana

Vendredi 23 janvier 2026, Jacques Moretti a quitté la prison suisse où il était détenu depuis le 9 janvier. Son arrestation faisait suite à l’incendie meurtrier du bar Le Constellation à Crans-Montana, survenu dans la nuit du Nouvel An. Ce sinistre a coûté la vie à 40 personnes et en a blessé 116 autres. Libéré sous une caution de 200 000 francs suisses versée par un proche, il reste toutefois soumis à des restrictions strictes en attendant son procès.

Un incendie aux causes alarmantes

L’enquête a révélé que le plafond du sous-sol du bar était recouvert d’une mousse acoustique hautement inflammable. Ce matériau, pourtant interdit ou fortement encadré dans de nombreux pays, s’est enflammé en quelques secondes, transformant l’établissement en piège mortel. Des images diffusées par la télévision italienne ont montré à quel point ce type d’isolant peut être dangereux.

Ajoutez à cela une porte de secours bloquée — selon plusieurs témoignages — et vous obtenez les ingrédients d’un drame évitable. Pour les enquêteurs, ces négligences potentielles justifiaient une détention préventive, notamment par crainte de fuite.

Pourquoi la justice a-t-elle accepté sa libération ?

Le tribunal du canton du Valais a estimé que la caution, combinée à des mesures de contrôle rigoureuses, suffisait à garantir la présence de Jacques Moretti aux futures audiences. Ses obligations incluent :

  • Le port d’un bracelet électronique en permanence
  • La remise de tous ses papiers d’identité à la justice
  • Une présence quotidienne au commissariat
  • Une interdiction absolue de quitter la Suisse

Ces conditions visent à équilibrer le droit à la liberté provisoire et l’intérêt de l’enquête.

Une responsabilité juridique encore incertaine

Pourtant, un détail complique le dossier : Jacques Moretti ne serait pas officiellement le gérant légal de la société exploitant le bar. Si cette information se confirme, elle pourrait atténuer sa responsabilité pénale directe. L’enquête devra déterminer qui, entre les propriétaires, les gestionnaires ou les inspecteurs, a autorisé l’usage d’un matériau aussi dangereux.

Un drame qui interpelle toute l’Europe

L’incendie de Crans-Montana n’est pas qu’un fait divers. Il soulève des questions critiques sur la sécurité dans les lieux festifs, la vérification des normes anti-incendie, et la transparence des contrôles administratifs. Alors que les familles pleurent leurs morts, la justice avance — lentement, mais avec rigueur.

La libération de Jacques Moretti ne marque pas la fin de l’affaire. Elle en ouvre une nouvelle phase : celle du procès, de la vérité, et, espèrent les victimes, de la justice.