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Déprime hivernale : Jimmy Mohamed dénonce les pièges du quotidien qui sapent votre moral

Le brouillard s’installe dehors — et parfois, dedans. Fatigue constante, irritabilité, envie de rien… Ce n’est peut-être pas “juste l’hiver”. Ce pourrait être la dépression saisonnière, un trouble bien réel, touchant des millions de Français chaque année. Mais selon le docteur Jimmy Mohamed, ce ne sont pas seulement les journées courtes qui nous mettent à plat. Ce sont surtout nos propres réflexes — apparemment anodins — qui alimentent le mal-être.

Se terrer à la maison ? Une erreur qui coûte cher

Quand le froid mord et que la pluie tambourine aux fenêtres, rester sous la couette semble logique. Pourtant, c’est là que tout bascule. Le manque d’exposition à la lumière naturelle perturbe la production de mélatonine et de sérotonine, deux régulateurs clés de l’humeur.

Jimmy Mohamed le souligne sans détour : “Sortir, même brièvement, même par temps gris, est non négociable.” Vingt minutes de marche en journée peuvent suffire à réinitialiser l’horloge biologique et freiner les symptômes de la déprime hivernale.

Dormir moins pour en faire plus ? Une fausse bonne idée

Dans une société qui glorifie la productivité, le sommeil est souvent sacrifié. Pourtant, le docteur Mohamed rappelle un fait médical incontournable : le manque de sommeil déstabilise le cerveau émotionnel.

Moins de six heures de sommeil par nuit multiplie les risques de troubles anxieux, mais aussi de dépression — chez les adultes, les adolescents, et même les enfants. Un cycle de sommeil régulier n’est pas un luxe : c’est un pilier de la santé mentale en hiver.

Le sucre, le gras… et le piège émotionnel

Face au vide affectif, on cherche du réconfort dans l’assiette. Mais les aliments ultra-transformés, riches en sucre et en graisses saturées, aggravent ce qu’ils prétendent apaiser. Leur effet sur le microbiote intestinal peut directement influencer l’humeur.

Plutôt que de céder au fast-food, Jimmy Mohamed conseille des aliments riches en oméga-3, en fibres et en vitamines — notamment la vitamine D, souvent déficitaire en période hivernale. Un bol de soupe aux lentilles ou un filet de maquereau peuvent faire plus pour votre moral qu’un paquet de biscuits.

Agir, même un peu, change tout

La dépression saisonnière n’exige pas de révolution. Elle réclame des micro-ajustements : un pas dehors, une heure de sommeil en plus, un repas plus nourrissant. Comme le dit Jimmy Mohamed avec une lucidité bienveillante : “Ce sont les petites choses qu’on néglige… qui finissent par nous ensevelir.”

En hiver, prendre soin de son esprit, c’est d’abord écouter son corps.