Trump brandit l’arme des droits de douane contre le champagne français après l’affront de Macron
Donald Trump ne cache plus sa colère. Face au refus catégorique d’Emmanuel Macron de participer à son « Conseil de paix » pour Gaza, l’ancien président américain a riposté avec une menace commerciale sans précédent : imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes en provenance de France. Une attaque ciblée, symbolique, et potentiellement coûteuse pour l’un des joyaux de l’exportation tricolore.
Un refus diplomatique qui déclenche une crise transatlantique
Lundi 20 janvier 2026, depuis sa résidence floridienne, Trump a accusé Macron de perdre toute influence internationale, affirmant que « personne ne veut de lui » dans ce nouveau forum diplomatique. Selon lui, le chef de l’État français, dont le mandat s’achève en 2027, n’aurait plus voix au chapitre. Pourtant, Paris avait déjà anticipé cette pression en rejetant officiellement l’invitation.
Le motif ? La Charte du « Conseil de paix » proposée par Washington s’éloignerait trop des principes défendus par la France au sein des Nations unies. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a insisté : ce texte est « incompatible avec nos engagements internationaux ».
Q: Have you invited Putin to be on the Board of Peace?
TRUMP: Yeah. He's been invited
Q: Thoughts on Macron saying he will not join the Board of Peace?
TRUMP: Did he say that? Nobody wants him because he's going to be out of office very soon. If they feel hostile, I'll put a… pic.twitter.com/DnCG7qQ0XO
— Aaron Rupar (@atrupar) January 20, 2026
Paris dénonce une « chantage tarifaire inacceptable »
La réaction française a été immédiate. L’Élysée a jugé les menaces de Trump « inefficaces et inacceptables », soulignant qu’aucune pression économique ne dictera la politique étrangère de la France. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a renchéri en qualifiant ces propos de « brutalité inouïe », appelant l’Union européenne à se mobiliser collectivement.
Le secteur viticole, pilier de l’économie rurale et symbole du luxe à la française, pourrait être durement touché. Le champagne, dont les États-Unis constituent le deuxième marché mondial, serait en première ligne d’un conflit bien plus politique que commercial.
Un bras de fer aux résonances stratégiques
Au-delà du vin, c’est une vision du monde qui s’affronte. D’un côté, une diplomatie unilatérale, impulsée par Trump, qui instrumentalise le commerce pour asseoir son influence. De l’autre, une France fidèle au multilatéralisme, refusant de sacrifier ses principes sur l’autel des pressions américaines.
En 2026, alors que les alliances internationales sont plus fragiles que jamais, ce différend pourrait redéfinir la posture de l’Europe face aux caprices géopolitiques de Washington — et tester la solidarité entre États membres face à une menace économique ciblée.
