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Scandale à Crans-Montana : la vérité sur les menaces de Jacques Moretti révélée

Le silence retombe difficilement sur la station de Crans-Montana depuis la nuit du Nouvel An 2026. Ce qui devait être une célébration s’est transformé en tragédie nationale avec l’incendie meurtrier du bar Le Constellation. Alors que le bilan humain s’alourdit avec 41 morts et 115 blessés, l’attention se tourne désormais vers la gestion controversée des lieux par le couple Moretti.

Une enquête judiciaire complexe est en cours pour déterminer les responsabilités exactes. Pourtant, un nouveau témoignage vient perturber le cours de la justice. Il émane d’un ancien collaborateur direct des gérants, décidé à exposer les coulisses sombres de l’établissement avant le drame.

Des économies fatales au bar Le Constellation

La sécurité des clients aurait été compromise par des choix financiers stricts. Selon les déclarations faites sur la chaîne italienne Rai 1, Jacques Moretti aurait opposé un refus catégorique à l’installation de mousse ignifuge sur le mobilier. La raison avancée par le gérant concernait uniquement le budget.

Le fournisseur explique que le matériau sécurisé coûtait 15 % plus cher que la norme standard. Pour les propriétaires, cette différence était injustifiée. Ce refus de normes de sécurité incendie constitue aujourd’hui un élément central de l’accusation pour homicide par négligence. Le média suisse Blick a confirmé ces informations ce lundi 16 février 2026, ajoutant une pression médiatique supplémentaire sur le dossier.

Un ouvrier menacé et des preuves égarées

Au-delà des aspects techniques, c’est le comportement des gérants qui est épinglé. L’ouvrier, qui a équipé le sol et le mobilier du bar, décrit une ambiance de travail délétère. Après un désaccord professionnel avec Jessica Moretti, la situation aurait dégénéré rapidement vers l’intimidation physique.

Les mots prononcés par Jacques Moretti restent gravés dans la mémoire du témoin : « On va te briser les os, les bras et les jambes ». Ces menaces physiques ont été signalées aux autorités après l’incendie. Cependant, un dysfonctionnement administratif majeur semble avoir effacé ces preuves du dossier d’instruction.

Me Sébastien Fanti, avocat des parties civiles, dénonce cette absence de traces écrites. Pour lui, ces courriels manquants pourraient accélérer une condamnation pénale. La disparition de ces éléments soulève des questions sur la transparence de l’enquête judiciaire en Suisse.

Le réseau d’influence des époux Moretti

Une hypothèse plus sensible est également avancée par le fournisseur de meubles. Il suggère que le couple se serait senti protégé par son statut social au sein de la station. Selon ses dires, Jessica Moretti aurait explicitement mentionné leurs relations pour justifier l’absence de matériel sécurisé.

« Elle m’a dit qu’ils n’avaient pas besoin de mobilier ignifuge, car ils avaient des proches occupant des postes élevés à la commune de Crans-Montana ». Cette allégation de corruption potentielle ou de favoritisme ajoute une dimension politique à l’affaire. Bien que présumés innocents, les époux Moretti font face à des accusations de lésions corporelles et d’incendie par négligence.

La justice devra maintenant faire la lumière sur ces relations influentes. Chaque nouveau détail rapproche un peu plus l’opinion publique d’une vérité qui pourrait ébranler les institutions locales. L’heure est grave pour les familles des victimes qui attendent des réponses concrètes.