Actu

Alertes sanitaires : des rongeurs trouvés chez Intermarché provoquent une fermeture urgente

Nous revenons sur les circonstances exactes de cette fermeture administrative et les implications pour la sécurité des clients.

Chronologie d’une inspection surprise dans les Yvelines

L’événement s’est produit le 13 février 2026, date à laquelle les services de l’État ont décidé d’agir sans prévenir la direction du magasin. C’est la Direction départementale de la protection des populations (DDDP) qui a dépêché un inspecteur sur place pour vérifier le respect des réglementations en vigueur. Le lieu concerné est l’enseigne Intermarché implantée dans la commune de Freneuse.

Les résultats de ce contrôle sanitaire ont été sans appel. L’inspecteur a noté une accumulation de négligences qui dépassaient le simple manque de rangement. La propreté des équipements était jugée insuffisante et la gestion des flux de déchets ne respectait pas les standards attendus pour une zone de manipulation de viande.

Une infestation de souris confirmée dans le rayon boucherie

Le point le plus alarmant du rapport concerne la présence animale dans une zone sensible. Plusieurs cadavres de souris ont été découverts directement au sein du rayon boucherie. Cette présence était accompagnée de traces de déjections dispersées en grande quantité, signalant une infestation active et non contrôlée.

Outre les nuisibles, l’hygiène du personnel était compromise. Les points d’eau destinés au lavage des mains ne permettaient pas un nettoyage hygiénique correct. Ce détail est crucial car il empêche la suppression des bactéries après contact avec des surfaces contaminées, augmentant le risque sanitaire pour les produits finis.

Intervention des autorités et mesures de protection

Face à un danger imminent pour la santé publique, le préfet a signé un arrêté ordonnant la cessation immédiate des activités dans la section concernée. Ghislaine Haueter, maire de Freneuse, a supervisé l’affichage de cette décision à l’entrée du magasin pour informer la clientèle. Cette fermeture rayon boucherie visait à stopper tout risque d’intoxication alimentaire liée à des micro-organismes pathogènes.

La logique derrière cette décision stricte repose sur la capacité des rongeurs à transmettre des maladies graves. La salmonellose et la leptospirose sont des exemples connus, mais les parasites comme les puces représentent aussi une menace. De plus, la poussière contenant des excréments secs peut être inhalée, propageant des agents infectieux dans l’air du magasin.

Retour à la normale sous surveillance étroite

L’exploitant a réagi rapidement pour éviter une fermeture prolongée. Un second passage des services officiels a eu lieu le mercredi 18 février 2026. Cette fois, les observations étaient positives : des actions correctives suffisantes avaient été mises en œuvre pour assurer la mise en conformité de l’établissement. Le préfet a donc levé l’interdiction, permettant la reprise des ventes.

Toutefois, la réouverture ne signifie pas l’absence de conséquences juridiques. Le non-respect des normes HACCP et des règles d’hygiène alimentaire expose l’entreprise à des poursuites. Les sanctions potentielles incluent des amendes significatives et la destruction du stock contaminé.

Les pénalités encourues par l’enseigne

  • Une mise en demeure officielle pour rappeler la loi.
  • Des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 7 500 euros.
  • La saisie judiciaire des denrées impropres à la consommation.
  • Le risque d’une fermeture définitive en cas de récidive grave.

Cet incident à Freneuse sert de rappel sur l’importance des contrôles réguliers pour maintenir la confiance dans la chaîne de distribution alimentaire.