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Tragédie de Noël : une mère et sa fille emportées par une intoxication alimentaire suspectée

Un repas de fête s’est transformé en drame. La famille Di Vita a célébré Noël ensemble, mais quelques heures plus tard, Antonella Di Ielsi, 50 ans, et sa fille Sara, 15 ans, présentaient de violents symptômes. Malgré deux passages aux urgences, l’adolescente est décédée le 27 décembre au soir. Sa mère, hospitalisée dans la foulée, a succombé quelques heures plus tard. Le père, ancien maire de la ville, lutte toujours pour sa vie. Une enquête est en cours, et tout porte à croire qu’un plat du réveillon pourrait être à l’origine de cette catastrophe.

Une soirée de Noël qui vire au cauchemar

Le 25 décembre, Antonella, Gianni Di Vita et leur fille Sara ont partagé un repas traditionnel composé de poisson, de moules et de champignons. Très vite, des nausées, des douleurs abdominales et une forte fatigue se sont manifestées. Sara a été conduite deux fois à l’hôpital Cardarelli, mais renvoyée à domicile à chaque fois. Son état s’est brutalement aggravé dans la nuit du samedi 27 décembre. Elle est morte vers 23 heures.

Antonella, souffrant des mêmes symptômes, a été admise peu après. Malgré les soins intensifs, elle n’a pas survécu. « Les tableaux cliniques ont eu une évolution vraiment rare, rapide et fatale », a témoigné le Dr Vincenzo Cuzzone, chef du service de réanimation.

Le père en réanimation, la sœur épargnée

Gianni Di Vita, 55 ans, a été transféré en urgence à l’hôpital Spallanzani à Rome. Il reste en soins intensifs, mais son état est désormais stable. Sa fille aînée, âgée de 18 ans, n’a pas été touchée. « Elle n’a pas pris le repas de Noël avec eux », précise le Dr Cuzzone. Cette absence pourrait expliquer pourquoi elle n’a développé aucun symptôme.

Intoxication alimentaire ou hépatite fulminante ?

Les autorités privilégient pour l’heure l’hypothèse d’une hépatite fulminante déclenchée par une intoxication alimentaire. Ce type de complication, extrêmement rare, peut survenir après l’ingestion de toxines bactériennes ou de substances contaminées, notamment dans les fruits de mer ou les conserves mal stérilisées.

La police a effectué des prélèvements d’aliments au domicile familial — aussi bien sur des produits frais que sur des conserves maison. Ces échantillons sont analysés pour identifier la source exacte de la contamination.

Autopsies et enquête judiciaire en cours

Le parquet a ordonné des autopsies pour déterminer avec certitude la cause des décès. L’enquête vise à établir s’il s’agit d’un accident domestique, d’une erreur de conservation, ou d’un problème lié à la chaîne d’approvisionnement. Pour l’instant, aucune responsabilité n’a été établie.

Ce drame rappelle cruellement la fragilité de notre sécurité alimentaire — même lors des fêtes les plus joyeuses. Alors que beaucoup pleurent cette famille déchirée, les autorités sanitaires appellent à la vigilance, surtout lors de la préparation de plats à base de fruits de mer ou de champignons sauvages.