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Nouveau dérapage de Mahdi B. : incitation à la violence contre des policiers sous OQTF

Encore en France malgré une obligation de quitter le territoire, l’influenceur algérien Mahdi B. vient de provoquer une vive réaction des autorités après la diffusion d’une vidéo où il insulte des policiers et les menace ouvertement. Filmé en plein jour, il interpelle la foule avec des propos comme : « Frappe le policier ! » ou « Nique l’État ! », tout en commentant une fouille en cours. Le ministère de l’Intérieur a réagi en signalant immédiatement le contenu sur Pharos, la plateforme dédiée à la lutte contre les contenus illicites en ligne.

Un individu déjà condamné pour apologie du terrorisme


Âgé de 29 ans, Mahdi B. n’est pas un inconnu des services judiciaires. En janvier 2025, il a été condamné à 8 mois de prison ferme pour avoir diffusé des messages à caractère terroriste sur les réseaux sociaux. Incarcéré à Villepinte, il a été à nouveau interpellé en juin 2025 pour des faits similaires commis depuis sa cellule. Pourtant, malgré une OQTF en cours, il n’a toujours pas été expulsé vers l’Algérie.

Un compte TikTok suivi par plus d’un million

Avec plus de 1,4 million d’abonnés sur TikTok, Mahdi B. utilise sa notoriété pour diffuser des contenus provocateurs, souvent tournés dans l’espace public. Cette dernière vidéo, publiée en décembre 2025, illustre une stratégie de surenchère médiatique qui inquiète les forces de l’ordre. Les propos tenus en arabe — « C’est un pédé ce policier » — ont été jugés particulièrement graves par les syndicats de police.

Le bras de fer diplomatique qui bloque l’expulsion

Éric Henry, délégué national de l’Alliance Police Nationale, dénonce une « impuissance institutionnelle » : « On a un individu en situation irrégulière, qui menace nos agents, et qui reste libre sur notre sol. » La raison ? L’absence de coopération de la part des autorités algériennes, qui refusent fréquemment de délivrer les documents nécessaires à la reconduite à la frontière.

« Le signalement sur Pharos, c’est bien. Mais l’expulsion, c’est une affaire d’État, pas de terrain », souligne-t-il. Dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger, des cas comme celui de Mahdi B. deviennent des symboles d’un système qui peine à faire appliquer ses propres décisions.