Pape François : Philippe de Villiers tranche dans le vif sur Europe 1 – « Il a traité la France avec mépris »
L’interview explosive sur Europe 1
C’est dans l’émission de Pascal Praud, figure marquante des médias conservateurs français, que Philippe de Villiers a choisi de s’exprimer sur le bilan du pape François. L’ancien président du Mouvement pour la France, habitué des prises de position polémiques, a déroulé une critique méthodique et sans concession du souverain pontife décédé à l’âge de 88 ans.
Bien que reconnaissant partager « la tristesse liée à la disparition du pape », Philippe de Villiers assume pleinement son droit à l’analyse critique. « La mort de François marque la fin d’une époque », déclare-t-il d’emblée, posant ainsi le cadre de son intervention : dresser un bilan politique et religieux sans langue de bois.
Le ton est donné : franchise et provocation
L’entretien, diffusé sur Europe 1, s’est rapidement transformé en réquisitoire contre le pontificat du pape argentin. Philippe de Villiers, maître dans l’art de la formule percutante, a multiplié les accusations et les critiques acerbes. Son objectif affiché : déconstruire l’image positive véhiculée par de nombreux médias après la mort du souverain pontife.
« Il a toisé la France », lance-t-il sans préambule, établissant immédiatement le ton de son intervention. Cette phrase choc, rapidement reprise par les réseaux sociaux, résume à elle seule la vision de l’ancien eurodéputé sur les relations entre le Vatican et la France sous le pontificat de François.
Le mépris envers la France : l’accusation principale
Philippe de Villiers concentre sa critique sur ce qu’il perçoit comme un mépris répété du pape François envers la nation française. Selon l’ancien homme politique, le souverain pontife aurait systématiquement minimisé l’identité française lors de ses visites sur le territoire national.
Il cite deux exemples précis pour étayer son accusation. « Quand il est allé à Strasbourg, il a dit : « Je suis à Strasbourg, pas en France ». À Marseille, il a déclaré : « Je suis à Marseille, je ne suis pas en France » », rapporte Philippe de Villiers avec une indignation palpable.
L’analyse idéologique derrière les propos
Pour l’ancien eurodéputé, ces déclarations ne relèvent pas du hasard ou de la maladresse. Elles traduiraient selon lui une vision idéologique précise du monde. « Il voulait dire : je viens visiter une ville multiculturelle », analyse-t-il, établissant un lien direct entre les propos du pape et sa vision de l’Europe.
Cette interprétation révèle la profonde divergence entre Philippe de Villiers et le pape François sur la question de l’identité nationale. Pour le premier, la France représente une entité historique et culturelle indivisible. Pour le second, selon cette lecture, les identités locales et multiculturelles priment sur l’appartenance nationale.
L’islamisation de l’Europe : une accusation grave
Philippe de Villiers va plus loin dans sa critique en accusant le pape François de voir « d’un bon œil l’islamisation de l’Europe ». Une déclaration qui touche au cœur des débats contemporains sur l’identité européenne, les migrations et le rôle de la religion dans la société.
L’ancien président du Mouvement pour la France cite également une formule attribuée au pape : « Il a traité l’Europe de vieille fille stérile. » Selon Philippe de Villiers, cette métaphore révèle un mépris profond pour le continent européen et ses racines chrétiennes.
La formule qui résume tout
Philippe de Villiers conclut son analyse avec une formule particulièrement percutante : « Si on lâche le nord, on lâche notre propre tombe. » Cette déclaration, empreinte de gravité, résume sa vision d’une Europe en perte de repères, abandonnant ses racines au profit d’une ouverture qu’il juge suicidaire.
Pour l’ancien eurodéputé, la question migratoire et l’islamisation représentent des enjeux existentiels pour l’Europe. Le pape François, en adoptant selon lui une position favorable à l’accueil massif des migrants, aurait trahi les intérêts du continent et de sa civilisation chrétienne.
La critique religieuse : persécution des traditionalistes
Au-delà des critiques politiques, Philippe de Villiers s’en prend au pape François en tant que chef spirituel de l’Église catholique. L’ancien homme politique déplore ce qu’il perçoit comme une marginalisation systématique des catholiques traditionalistes.
« Il a persécuté les chrétiens de la tradition, ceux de l’Église de notre enfance », affirme-t-il avec une émotion visible. Pour Philippe de Villiers, la liturgie traditionnelle et le chant grégorien constituent l’âme même de l’Église catholique, et leur mise à l’écart sous le pontificat de François représente une rupture historique.
La nostalgie d’une Église perdue
L’intervention de Philippe de Villiers révèle une profonde nostalgie pour une Église catholique plus traditionnelle, plus ancrée dans ses racines et moins ouverte aux évolutions contemporaines. Cette vision, partagée par une frange significative des catholiques français, s’oppose radicalement à la modernisation impulsée par le pape François.
La tension entre tradition et modernité constitue l’un des débats les plus profonds au sein de l’Église catholique. Philippe de Villiers incarne clairement le camp des traditionalistes, pour qui les réformes liturgiques et doctrinales représentent une trahison des valeurs fondamentales de la foi.
Le pape woke : une étiquette polémique
Philippe de Villiers n’hésite pas à qualifier le pape François de « pape woke ». Une étiquette particulièrement polémique qui résume sa vision d’un pontificat déconnecté des attentes des catholiques traditionnels et trop influencé par les idéologies progressistes contemporaines.
« C’était un pape woke, le pape des minorités, des périphéries », assène-t-il, citant explicitement les « minorités ethniques, sexuelles, celles du wokisme ». Cette critique vise directement les positions du pape sur l’accueil des migrants, les questions LGBTQ+ et les combats sociaux contemporains.
La critique du concept de périphérie
Pour Philippe de Villiers, la focalisation du pape François sur les « périphéries » représente une erreur stratégique fondamentale. « Quand vous allez chercher les périphéries et que vous négligez le noyau central, vous perdez tout », conclut-il avec une formule qui résume sa vision du problème.
Cette critique touche à la stratégie pastorale du pape argentin, qui a fait des marges de l’Église et de la société son principal terrain d’action. Pour les détracteurs comme Philippe de Villiers, cette approche a conduit à négliger le cœur de l’Église traditionnelle, affaiblissant ainsi son influence et son identité.
Le contexte médiatique : Pascal Praud comme caisse de résonance
L’interview de Philippe de Villiers s’inscrit dans un contexte médiatique particulier. Pascal Praud, animateur influent sur CNews et Europe 1, représente une figure centrale des médias conservateurs français. Son émission constitue une tribune privilégiée pour les voix critiques envers le progressisme et la modernisation de la société.
Le choix de cet invité et de ce sujet n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une stratégie éditoriale visant à donner de la voix aux critiques du pape François et à relancer le débat sur son héritage. L’absence de contradicteur dans le format de l’émission a permis à Philippe de Villiers de développer ses arguments sans être interrompu ou contredit.
Les réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux
Les propos de Philippe de Villiers ont immédiatement fait l’objet d’une large couverture médiatique. Les partisans de l’ancien eurodéputé ont salué son courage et sa franchise, qualifiant son intervention de « nécessaire rappel à la réalité ». Les détracteurs, quant à eux, ont dénoncé des propos irrespectueux envers un défunt et une vision réductrice du pontificat.
Sur les réseaux sociaux, le hashtag #PhilippeDeVilliersPapeFrançois a rapidement généré des milliers de commentaires, témoignant de la polarisation du débat. Les échanges, souvent passionnés, illustrent les divisions profondes qui traversent la société française sur les questions religieuses et identitaires.
Le pontificat de François : un héritage contesté
Le pontificat du pape François, qui s’est étendu de mars 2013 à avril 2025, restera dans l’histoire comme l’un des plus marquants et des plus controversés de l’Église catholique moderne. Originaire d’Argentine, le premier pape du continent américain a cherché à imprimer sa marque sur une institution millénaire.
Ses positions sur l’écologie, les migrants, les pauvres et les marginalisés ont souvent suscité l’admiration des progressistes et la critique des conservateurs. Son style pastoral, axé sur la miséricorde et l’accueil, a transformé l’image de l’Église dans le monde entier, mais a aussi créé des tensions internes profondes.
La question de la modernisation de l’Église
Le débat soulevé par Philippe de Villiers dépasse largement la personne du pape François. Il touche à la question fondamentale de l’orientation future de l’Église catholique : doit-elle s’adapter aux évolutions de la société moderne ou préserver ses traditions séculaires face aux changements du monde ?
Pour les traditionalistes comme Philippe de Villiers, la liturgie traditionnelle, les doctrines immuables et les pratiques ancestrales constituent l’essence même de la foi catholique. Pour les progressistes, l’ouverture aux « périphéries », l’accueil des minorités et l’adaptation aux réalités contemporaines représentent l’accomplissement de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.
Conclusion : un débat qui dépasse les clivages habituels
Les propos de Philippe de Villiers sur le pape François révèlent des tensions profondes qui dépassent les clivages politiques traditionnels. Derrière la critique d’un homme, c’est une vision du monde qui s’exprime, une conception de l’identité nationale, religieuse et culturelle qui s’affirme avec force.
Que l’on partage ou non les opinions de l’ancien eurodéputé, son intervention sur Europe 1 a le mérite de mettre en lumière les fractures qui traversent notre société. Le débat sur l’héritage du pape François continuera certainement de nourrir les discussions politiques, religieuses et culturelles dans les mois et années à venir, tant les questions soulevées touchent à l’essence même de notre identité collective.
