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Pascal Praud déchaîne la controverse en exigeant la transparence totale du service public

Alors que les débats sur le rôle des médias publics atteignent leur paroxysme fin 2025, Pascal Praud place la barre très haut : il réclame l’accès aux contrats, aux salaires et aux accords de production de France Télévisions. Sur le plateau de L’Heure des pros, l’animateur de CNews n’y va pas par quatre chemins : « C’est notre argent ! », lance-t-il en visant notamment Patrick Cohen et l’émission C à vous. Une sortie qui relance avec force la question de la légitimité et de la transparence du service public audiovisuel.

Une rhétorique de confrontation assumée

Pascal Praud ne se contente pas de critiques générales. Il cible des personnalités, des émissions et des structures précises. Il remet en cause le parcours de Stéphane Sitbon-Gomez, ancien élu écologiste devenu directeur des antennes de France Télévisions, y voyant un conflit d’intérêts évident. Il dénonce aussi la production de C à vous par Mediawan, un géant privé de l’audiovisuel, qu’il qualifie de « cœur du réacteur » d’un système verrouillé. Pour lui, le service public ne serait plus un contre-pouvoir, mais un outil au service d’une « pensée dominante ».

Des appels à la transparence qui font trembler les institutions

Le 23 décembre 2025, en plein débat sur l’interview de Nicolas Sarkozy sur Legend, Pascal Praud intensifie la pression : « Ils ont la trouille, parce que quand on va commencer à voir les contrats… » Une phrase lâchée alors qu’une commission parlementaire sur la neutralité des médias vient d’être suspendue. Malgré ce gel temporaire, l’animateur refuse de baisser la garde. Il réclame publiquement les montants versés aux producteurs, les salaires des présentateurs et les modalités des partenariats — des données que l’audiovisuel public considère souvent comme confidentielles.

Un débat qui divise la société médiatique

Ces attaques répétées ne laissent personne indifférent. Elles suscitent à la fois un soutien fervent de ses téléspectateurs et une forte résistance chez les défenseurs du service public, qui y voient une instrumentalisation politique. Pourtant, derrière la provocation, une interrogation persistante émerge : dans un contexte de crise de confiance, peut-on encore défendre l’opacité des financements publics ?

Une polémique durable, au-delà des fêtes

Alors que la France entame une nouvelle année médiatique tendue, les propos de Pascal Praud ont ouvert une brèche. Le débat sur la transparence du service public ne concerne plus seulement les journalistes ou les politiques — il touche désormais le grand public, contribuable et téléspectateur. Et avec lui, l’exigence d’un audiovisuel public àla fois indépendant, pluraliste… et clair sur l’usage de l’argent public.