Alerte juridique au jardin : ces plantes ornementales peuvent vous coûter cher
Distinction cruciale : envahissante vs invasive
Une plante envahissante colonise rapidement un espace mais sans causer de dégâts majeurs. Une plante invasive, en revanche, est une espèce exotique introduite qui se développe au détriment de la flore locale, perturbe les écosystèmes et résiste aux prédateurs naturels. Depuis l’arrêté du 14 février 2018 et le règlement européen n°1143/2014, leur introduction, plantation ou commercialisation est strictement interdite sur le territoire métropolitain.
Les quatre espèces à risque élevé
Herbe de la pampa (Cortaderia selloana)
Avec ses plumeaux argentés spectaculaires, cette graminée ornementale séduit de nombreux jardiniers. Pourtant, elle produit des milliers de graines dispersées par le vent sur de longues distances. Interdite sur tout le territoire français.
Crassule de Helms (Crassula helmsii)
Originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande, cette plante aquatique forme des tapis denses à la surface de l’eau, étouffant la biodiversité locale. Un simple fragment peut régénérer une colonie entière. Interdite en France depuis 2023.
Balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera)
Annuelle aux grandes fleurs roses très mellifères, elle étouffe les plantes des berges et zones humides. Ses graines sont projetées à plusieurs mètres, assurant une propagation rapide.
Renouée du Japon (Fallopia japonica)
Haute plante à tiges creuses façon bambou, ses rhizomes puissants forment des fourrés denses qui prennent la place de la flore locale et peuvent fragiliser talus et berges.
Procédure d’éradication : agir vite et bien
Si vous détectez l’une de ces espèces dans votre jardin :
- Arrachez immédiatement les plants avant qu’ils ne se développent davantage.
- Faites-les sécher complètement pour éviter toute dissémination de graines ou fragments.
- Ne les mettez surtout pas au compost, même en petite quantité.
- Brûlez-les si la réglementation locale l’autorise.
- Signalez leur présence à votre mairie ou à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire).
Une action rapide limite les risques juridiques et protège l’environnement local. En cas de doute sur l’identification d’une plante, consultez les fiches du Conservatoire botanique national ou sollicitez un professionnel du jardinage.
