Polémique sur TF1 : la parodie de Canteloup épinglée pour propos racistes
Le 26 janvier 2026, une séquence de l’émission C Canteloup diffusée sur TF1 a déclenché une vive controverse. L’humoriste Nicolas Canteloup, célèbre pour ses imitations acerbes, a été accusé de banaliser des stéréotypes raciaux en attribuant à Daniel Guichard une phrase visant Sonia Mabrouk : « Elle est quand même sympa… pour une Arabe ». Suite à cette diffusion, plusieurs téléspectateurs ont saisi l’ARCOM, dénonçant une atteinte à la dignité et à l’honneur d’une personnalité publique.
Une satire qui franchit les limites ?
« Elle est quand même sympa Sonia Mabrouk pour une arabe… »
Nicolas Canteloup en roue libre…
Pendant combien de temps TF1 va-t-elle utiliser l’image de Pascal Praud pour sortir ces ignominies ?
Saisie ARCOM 1/2 pic.twitter.com/cn8FpBhe2f— Destination Télé (@DestinationTele) January 27, 2026
Diffusée juste après le journal de 20 heures, l’émission présentée par Hélène Mannarino propose chaque soir un regard satirique sur l’actualité. Ce lundi, après avoir caricaturé Donald Trump, Marine Le Pen et Jordan Bardella, Canteloup s’est penché sur l’affaire Morandini. Il a incarné Pascal Praud défendant Sonia Mabrouk, puis conclu avec un message supposé provenir de Daniel Guichard.
La formulation utilisée — « pour une Arabe » — a immédiatement été perçue comme discriminatoire. Elle réduit une journaliste professionnelle à son origine ethnique, renforçant des préjugés raciaux largement critiqués dans le paysage médiatique actuel.
L’ARCOM saisie pour discrimination
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique a reçu plusieurs signalements. Les plaignants invoquent non seulement une atteinte à la réputation, mais aussi une violation potentielle du cadre légal interdisant la diffusion de contenus incitant à la haine raciale. TF1, diffuseur de l’émission, pourrait être appelé à justifier ses choix éditoriaux.
Des internautes divisés, un débat relancé
Les réactions sur les réseaux sociaux illustrent un clivage profond. D’un côté, des voix défendent la liberté satirique, rappelant que l’humour français a toujours flirté avec les sujets sensibles. De l’autre, de nombreux commentaires soulignent que ce type de sketch alimente la stigmatisation des minorités visibles à la télévision.
« Ce n’est plus de l’humour, c’est du racisme ordinaire », affirme un utilisateur. « Canteloup devrait savoir que certaines blagues ne passent plus en 2026 », ajoute un autre. La polémique ravive ainsi les questions sur la responsabilité des chaînes publiques face aux contenus potentiellement discriminatoires.
Un enjeu éditorial et éthique majeur
Alors que les médias sont de plus en plus scrutés pour leur traitement des questions identitaires, cette affaire met en lumière les tensions entre satire politique et respect des droits fondamentaux. Pour Sonia Mabrouk, déjà confrontée à des attaques xénophobes, cet épisode constitue une nouvelle forme de violence symbolique.
