Actu

Squat évité de justesse : l’escalade spectaculaire qui a alerté tout un quartier en Espagne

La vigilance d’un voisinage peut parfois suffire à bloquer une occupation illégale. Le 17 février 2026, à Castelldefels en Espagne, des habitants ont donné l’alerte en surprenant des individus en train de forcer les serrures d’un appartement vide. Grâce à leur réactivité, la police a pu intervenir avant que le squat ne soit consommé, évitant ainsi des procédures d’expulsion longues et coûteuses.

Des méthodes d’intrusion de plus en plus audacieuses

Cette tentative d’intrusion ne manquait pas de culot. Alors qu’un couple s’affairait devant la porte principale située Carrer Major, un troisième complice a choisi une voie plus périlleuse. Il a été observé en train d’escalader la façade jusqu’au quatrième étage, dans le but d’atteindre un balcon et de briser les vitres avec une chaise. Une stratégie conçue pour contourner les sécurités classiques et prendre possession des lieux rapidement.

Heureusement, les voisins du quartier résidentiel ont gardé les yeux ouverts. En repérant ces mouvements suspects, ils ont immédiatement contacté la police municipale. Les forces de l’ordre sont arrivées sur place suffisamment tôt pour interpeller les trois squatteurs en flagrant délit, mettant fin à leur tentative d’occupation illégale avant qu’elle ne devienne irréversible.

Une réaction municipale radicale pour sécuriser les lieux

Face à la persistance des okupas dans la région, la municipalité de Castelldefels n’a pas pris de risques. Dès le lundi suivant l’arrestation, le conseil municipal a ordonné le murage préventif de l’appartement concerné. Cette mesure vise à rendre le logement inaccessible, empêchant toute nouvelle tentative d’intrusion par les mêmes individus ou par d’autres groupes.

L’objectif affiché est de garantir la sécurité et la coexistence pacifique dans le quartier. En rendant le bien immobilier inexploitable pour des occupants illicites, les autorités locales espèrent dissuader les réseaux de squat qui ciblent souvent les logements vacants pendant les absences des propriétaires.

Le fléau des okupas : un contexte national tendu

Cet incident s’inscrit dans une tendance lourde en Espagne. Selon le Portail statistique de la criminalité espagnol, plus de 11 000 personnes ont fait l’objet d’une enquête ou d’une arrestation liée à ce délit en 2024. La Catalogne reste la région la plus exposée, concentrant plus de 70 % des cas recensés sur le territoire national.

Pour les propriétaires, la récupération d’un bien occupé s’apparente souvent à un parcours du combattant juridique. Certains, poussés à bout, se tournent même vers des entreprises pratiquant des expulsions illégales, une solution risquée. Dans ce climat, la prévention squat immobilier et la collaboration avec les forces de l’ordre deviennent essentielles.

Une leçon de vigilance pour les propriétaires français

Bien que l’affaire se soit déroulée outre-Pyrénées, elle résonne en France. Le ministère de l’Intérieur dénombrait entre 6 000 et 7 000 cas de squat en 2022. Si le phénomène reste marginal comparé au parc total, les conséquences pour les victimes sont souvent désastreuses, tant sur le plan financier que psychologique.

Cette actualité rappelle l’importance de la sécurité logement inoccupé. Entretenir son réseau de voisins vigilants, sécuriser les accès et signaler toute activité suspecte restent les meilleurs moyens de protection bien immobilier absent. Une mobilisation collective qui permet d’éviter le pire avant qu’il ne soit trop tard.