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Alerte radar sur Facebook : une publication coûte 650 euros à une Suissesse

Un simple post. Une photo banale. Et une amende qui fait grimacer. En Suisse, une retraitée de 60 ans vient de découvrir, à ses dépens, que partager la localisation d’un radar sur les réseaux sociaux n’est pas qu’une mauvaise idée — c’est carrément illégal.

Pourquoi est-il interdit de signaler un radar en ligne ?

La loi suisse protège l’efficacité des dispositifs de contrôle routier. Ainsi, toute action visant à informer les conducteurs de la présence d’un radar — qu’il soit fixe, mobile ou temporaire — est considérée comme une entrave à l’action des forces de l’ordre. Cela s’applique à tous les canaux : messageries privées, groupes WhatsApp, stories Instagram… et bien sûr, les publications publiques sur Facebook.

L’objectif ? Maintenir la dissuasion. Car si tout le monde savait exactement où se trouvent les radars, leur rôle préventif s’effondrerait.

Le cas concret : une photo, une plainte, une sanction

Cet été, dans un canton suisse, une femme a publié une image montrant clairement un radar installé par la police locale. Son intention ? Aider ses amis à éviter une contravention. Mais ce geste, pourtant courant dans certains cercles, a rapidement pris une tournure judiciaire.

Une personne extérieure a vu le post et a déposé une plainte. Les autorités, désormais informées, n’avaient d’autre choix que d’ouvrir une procédure. En Suisse, ignorer une infraction connue reviendrait à faillir à leur devoir.

Le montant total de l’amende

Initialement, la justice a infligé une amende de 200 francs suisses — l’équivalent de 215 euros. Mais les frais administratifs et judiciaires ont vite gonflé la facture. Au final, la retraitée a dû débourser près de 650 euros.

Un rappel brutal : même en dehors des frontières françaises, les règles entourant les radars de vitesse sont strictes. Et elles s’appliquent aussi à ce que vous partagez en ligne.

Et en France, que dit la loi ?

En France, la situation est similaire. Bien que la jurisprudence soit moins claire sur les réseaux sociaux, utiliser des applications comme Waze pour signaler des radars en temps réel reste toléré — mais controversé. En revanche, publier sciemment la position exacte d’un radar fixe avec l’intention d’aider à l’éviter peut être interprété comme une entrave, surtout si cela nuit à une opération de sécurité routière.

Avec plus de 3 200 radars actifs et l’arrivée prochaine de systèmes dotés d’intelligence artificielle, les autorités renforcent leur vigilance. Et pas seulement sur la route.

Conclusion : prudence numérique au volant… et sur les réseaux

Cette affaire illustre un principe souvent oublié : vos publications sociales ne sont jamais totalement sans conséquence. Ce qui semble anodin peut violer une loi méconnue. Avant de cliquer sur “publier”, demandez-vous toujours si votre message pourrait compromettre une mission de sécurité publique.

Parce qu’aujourd’hui, conduire responsable, c’est aussi savoir se taire en ligne.