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Scandale : Rachida Dati accuse Complément d’Enquête de pratiques déontologiques choquantes, l’audiovisuel public ébranlé

Une bombe vient d’exploser dans le microcosme médiatique français. Rachida Dati, figure emblématique de la scène politique et actuelle ministre de la Culture, a levé le voile sur des pratiques qu’elle juge inqualifiables. Devant la commission d’enquête parlementaire réunie ce jeudi 5 février 2026, l’ancienne candidate à la mairie de Paris a dénoncé avec force les méthodes employées par les journalistes de Complément d’Enquête. Des accusations d’une gravité rare qui pourraient bien secouer les fondements de l’investigation journalistique à la française.

Quand et comment ont émergé ces accusations contre Complément d’Enquête ?

L’affaire prend racine dans un reportage diffusé en juin 2025 sur France 2. L’émission d’investigation présentée par Caroline Gillet avait consacré un numéro entier à Rachida Dati, questionnant notamment ses déclarations de patrimoine. Au cœur des soupçons : des versements de près de 299 000 euros provenant de GDF Suez, que la ministre affirme avoir régulièrement déclarés.

Mais c’est dans l’enceinte de l’Assemblée nationale que l’affaire a pris une tournure inattendue. Ce jeudi 5 février, Rachida Dati s’est exprimée avec une franchise déconcertante sur les coulisses de cette enquête journalistique.

Les révélations choc de Rachida Dati sur France 2

La ministre a décrit une approche qu’elle juge pour le moins problématique. Selon son témoignage, un journaliste de Complément d’Enquête aurait contacté un membre de sa famille en se faisant passer pour un professionnel indépendant. Une stratégie de camouflage qui, selon elle, visait à obtenir des informations sensibles.

Mais le plus grave reste à venir. Rachida Dati affirme avoir été témoin d’une proposition d’indemnisation explicite. « Si vous avez évidemment des choses très à charge concernant Mme Dati, on est même à vous indemniser s’il le faut », aurait déclaré ce journaliste. Une offre qui, si elle est avérée, constituerait une violation flagrante de la déontologie du journalisme.

Gilles Verdez amplifie la polémique

L’information n’est pas restée confinée aux murs de l’Assemblée nationale. Gilles Verdez, figure incontournable du débat médiatique, a relayé ces accusations dans son émission Tout Beau, Tout N9uf sur CNews. L’animateur n’a pas mâché ses mots : « Des accusations très graves », a-t-il souligné, ajoutant qu’elles pourraient « mettre dans un grave péril Complément d’Enquête ».

Pour Gilles Verdez, l’enjeu dépasse le simple conflit personnel. Il s’agit de la crédibilité même du journalisme d’investigation français qui est en jeu. Une émission phare de l’audiovisuel public prête à payer pour des informations compromettantes ? L’hypothèse est suffisamment choquante pour alimenter les débats pendant des semaines.

Pourquoi Rachida Dati parle-t-elle aujourd’hui ?

La timing de ces révélations n’est pas anodin. Rachida Dati fait face à des interrogations persistantes sur ses déclarations de revenus. L’enquête menée par Complément d’Enquête a alimenté les spéculations, poussant la ministre à réagir publiquement.

Mais au-delà de la défense de son intégrité personnelle, Rachida Dati affirme vouloir protéger d’autres citoyens. « Maintenant, je ne veux pas attirer d’autres personnes à cela. C’est un constat que j’ai fait. C’est une réalité que je réaffirme », a-t-elle déclaré avec conviction.

La dimension personnelle du combat

Dans son témoignage, Rachida Dati a évoqué un élément particulièrement sensible : sa maternité. « Maintenant, j’ai un enfant et c’est plus compliqué », a-t-elle confié, soulignant l’impact émotionnel de ces méthodes sur sa vie privée.

Cette dimension humaine ajoute une couche de complexité à l’affaire. Elle transforme un simple conflit médiatique en question de principe sur les limites acceptables de l’investigation journalistique.

Les méthodes journalistiques remises en cause

Rachida Dati ne s’en est pas tenue à cette seule anecdote. Elle affirme que de telles approches se seraient reproduites « encore récemment ». Pour la ministre, il s’agit d’un schéma répétitif visant à déformer son image publique.

« Tout le monde connaît mon parcours. Ils le déforment, soit ils l’embellissent, soit ils le dénigrent », a-t-elle dénoncé. Cette critique vise directement l’objectivité supposée de l’investigation journalistique menée par France 2.

Rachida Dati trace une ligne rouge

Dans une déclaration particulièrement forte, la ministre a établi une frontière claire entre journalisme légitime et dérapage inacceptable. « La limite de cela, c’est quand on essaye, à tout prix, sur des gens vulnérables ou fragiles, d’obtenir des choses. Je trouve que ce n’est plus du journalisme », a-t-elle martelé.

Cette phrase résonne comme un manifeste contre certaines pratiques du journalisme d’investigation. Elle questionne l’équilibre délicat entre le droit à l’information et le respect de la vie privée.

Que va-t-il se passer maintenant ?

La commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ne compte pas en rester là. Les équipes de Complément d’Enquête seront auditionnées la semaine prochaine. Cette confrontation directe s’annonce explosive.

Les parlementaires devront examiner avec rigueur les accusations portées par Rachida Dati. Leur rapport final pourrait avoir des conséquences importantes sur :

  • Le fonctionnement de Complément d’Enquête sur France 2
  • Les normes déontologiques du journalisme d’investigation
  • La régulation de l’audiovisuel public en France
  • La confiance du public dans les médias

Un débat de société sur l’éthique médiatique

Au-delà du cas particulier de Rachida Dati, cette affaire relance un débat fondamental sur l’éthique journalistique. Comment concilier le devoir d’investigation et le respect des personnes ? Où se situe la frontière entre curiosité légitime et intrusion inacceptable ?

Ces questions dépassent le simple cadre de cette polémique. Elles interpellent l’ensemble de la profession journalistique, les instances de régulation et le grand public. La réponse apportée par la commission d’enquête parlementaire sera scrutée avec attention par tous les acteurs du monde médiatique français.

Dans un paysage médiatique déjà fragilisé par la défiance croissante des citoyens, cette affaire pourrait bien marquer un tournant décisif. L’avenir du journalisme d’investigation en France se joue peut-être dans les prochaines semaines.