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Abandon mortel : une retraitée de 91 ans laissée agoniser un mois après une chute

Dans une banlieue paisible du Val-de-Marne, un silence pesant s’est brisé par une découverte atroce. Une femme de 91 ans a été retrouvée sans vie, après avoir passé près d’un mois à même le sol, sans soins, sans espoir. Ce n’est pas la solitude qui l’a tuée. C’est la négligence de son propre fils.

Un drame domestique à Joinville-le-Pont

C’est le lundi 15 décembre 2025, à Joinville-le-Pont, que les secours sont appelés dans un pavillon ordinaire. Sur place, une retraitée de 91 ans est déclarée morte. Son fils, âgé de 71 ans, affirme l’avoir découverte inconsciente au réveil. Pourtant, deux heures s’écoulent avant qu’il ne contacte le Samu. Entre-temps, il a promené son chien.

Les indices ne mentent pas. L’état du corps contredit sa version. La chute ne date pas de quelques heures. Elle remonte à environ quatre semaines.

Un abandon prolongé dans l’indifférence

Selon les éléments recueillis par l’enquête, la victime aurait chuté dans son salon et n’a plus pu se relever. Son fils, incapable ou refusant d’appeler à l’aide, aurait simplement continué à lui apporter de la nourriture. Sans assistance médicale. Sans hygiène. Sans dignité.

La vieille dame restait dans un coin de la pièce, faisant ses besoins à même le sol, respirant encore, mais muette. Elle n’a finalement été signalée que lorsqu’elle a cessé de respirer.

Une enquête pour non-assistance à personne en danger

Face à ces révélations, le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour non-assistance à personne en danger. Le fils a été placé en garde à vue, sa détention prolongée. Une autopsie est prévue pour déterminer précisément les causes du décès.

Les voisins, habitants du quartier de Polangis, sont sous le choc. Discrète, la famille ne sortait presque jamais. “Comment peut-on faire ça à sa propre mère ?”, s’interroge un riverain, partageant l’incompréhension générale.

Quand l’isolement devient fatal

Ce drame soulève des questions urgentes sur la vulnérabilité des personnes âgées vivant en isolement. Même entourées, certaines tombent dans des silences mortels. Ce cas illustre une forme de maltraitance passive, souvent invisible, mais tout aussi destructrice.

Le chien du fils a été confié à la fourrière. Lui, reste en garde à vue. Elle, repose enfin. Mais son histoire ne doit pas disparaître avec elle.