Logement squatté : le cauchemar judiciaire qui ruine des propriétaires en 2026
Il pensait avoir trouvé des locataires sérieux. Il s’est retrouvé sans toit, sans recours, et avec une facture de rénovation à six chiffres. L’histoire de Richard S., ce Niçois piégé par un squatteur en 2025, résonne comme un avertissement pour des milliers de propriétaires. En France, l’occupation illégale n’est plus un fantasme urbain : c’est une réalité juridique complexe, coûteuse, et parfois tragique.
Le squat en France : rare mais dévastateur
Statistiquement, le risque reste faible. Pourtant, la peur est bien réelle. Un sondage Ipsos de janvier 2026 montre que 7 sur 10 propriétaires craignent cette intrusion. Et pour cause : les conséquences peuvent être désastreuses. Entre 6 000 et 7 000 logements seraient actuellement concernés, selon le Journal du Dimanche.
L’Île-de-France concentre près de la moitié des cas. Mais même à Nice, comme l’a vécu Richard S., personne n’est à l’abri. Le phénomène touche aussi bien les résidences secondaires que les biens laissés vacants quelques semaines.
Richard S. : quand la victime devient coupable
En 2025, France 2 diffuse un reportage bouleversant. On y voit Richard S., propriétaire d’un loft de 60 m², découvrir que son locataire a changé les serrures et refusé de partir. “Je m’étais fait avoir !”, lance-t-il, atterré.
Face à une procédure d’expulsion jugée trop lente, il paie un tiers pour récupérer son bien par la force. Résultat ? Des travaux estimés à 150 000 €, des honoraires d’avocat à 3 000 €… et une condamnation à 4 mois de prison avec sursis pour menaces de mort. Une injustice apparente : puni pour avoir tenté de se défendre.
La loi antisquat de 2023 : un progrès insuffisant ?
Portée par Aurore Bergé et Guillaume Kasbarian, la loi antisquat visait à accélérer les expulsions. Promulguée sous le gouvernement d’Élisabeth Borne, elle permet désormais d’agir plus vite contre les squatteurs malveillants. Mais sur le terrain, les délais persistent, les frais s’accumulent, et la pression psychologique pèse lourd.
Car il existe deux types de squat : celui né de la précarité, souvent toléré socialement, et celui orchestré par des individus conscients de leurs droits abusifs. C’est ce dernier qui alimente la colère des propriétaires.
Protéger son bien : les gestes qui sauvent
Pour éviter de devenir la prochaine victime, voici les bonnes pratiques :
- Ne jamais laisser un logement inoccupé sans surveillance régulière.
- Opter pour des serrures anti-effraction certifiées et des systèmes de télésurveillance.
- Signaler toute intrusion dans les 48 heures aux forces de l’ordre.
- Consulter un avocat spécialisé en droit immobilier dès les premiers signes d’occupation illégale.
Parce qu’en 2026, posséder un logement ne garantit plus la sécurité. Et que chaque jour perdu peut coûter des dizaines de milliers d’euros.
