Un père écope de 35 ans après avoir lancé son bébé contre un écran : l’acte qui a brisé deux vies
Qui est Rhydian Jamieson ? Un père sans remords
Résident de Ceredigion, Jamieson n’avait jusqu’alors aucun antécédent judiciaire. Pourtant, après avoir agressé sa propre fille, il n’a pas appelé les secours. Il a préféré envoyer des messages à ses amis en ligne, avouant qu’il avait « perdu la tête ». Même lorsque ceux-ci l’ont supplié d’appeler une ambulance, il a ignoré leurs appels. L’enfant est restée seule, recouverte d’un duvet, dans un silence glaçant.
Lors du procès à la Swansea Crown Court, il a refusé de comparaître. Il a même affirmé être « poursuivi à tort », comme si la gravité de ses actes pouvait être effacée par un simple déni.
Quelles sont les séquelles pour la petite victime ?
Hospitalisée en urgence à Cardiff, la fillette présentait une fracture du crâne, des hémorragies rétiniennes et des lésions cérébrales profondes. Aujourd’hui, elle vit avec une paralysie cérébrale sévère, une cécité partielle et un retard de développement irréversible. Les médecins ont confirmé qu’elle aura besoin d’une assistance médicale constante, toute sa vie.
Sa mère, détruite, a déclaré à la cour : « Il a volé l’avenir de ma fille. Personne ne pourra jamais réparer ça. »
Pourquoi la justice a-t-elle infligé une peine aussi lourde ?
Le juge Paul Thomas KC a souligné l’absence totale d’empathie de l’accusé. « Vous n’avez même pas vérifié si elle respirait », a-t-il rappelé, qualifiant Jamieson de « lâche égoïste ». La peine de 35 ans — l’une des plus sévères pour tentative de meurtre sur mineur au Pays de Galles — vise à marquer la société : la maltraitance infantile ne sera plus tolérée, surtout lorsqu’elle vient de celui censé protéger.
Où en est la protection de l’enfance au Royaume-Uni ?
Cette affaire a secoué les institutions locales. L’association NSPCC Cymru a réclamé un renforcement des dispositifs de signalement précoce. « Trop souvent, les signaux d’alerte sont ignorés jusqu’à ce qu’il soit trop tard », a souligné un porte-parole. Le drame de Y Ferwig pourrait devenir un cas d’école pour repenser la prévention de la violence parentale.
Quand Jamieson pourra-t-il sortir ?
Il devra purger au moins 23 ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. Mais même libre, il portera à jamais le poids d’un crime qui défie l’instinct le plus fondamental : celui de protéger son enfant.
Parce que parfois, la colère d’un adulte face aux pleurs d’un bébé ne se termine pas par une berceuse… mais par une condamnation à vie.
