Vidéo menaces Sarkozy sécurité carcérale 2025
Quand les murs d’une prison deviennent le théâtre d’une menace publique, c’est tout le système carcéral qui tremble. En décembre 2025, une vidéo filmée à l’intérieur de la maison d’arrêt de la Santé révèle des propos menaçants à l’encontre de Nicolas Sarkozy. L’ancien président, incarcéré dans le cadre de l’affaire du financement libyen, se retrouve au cœur d’un nouveau scandale — non pas judiciaire, mais sécuritaire. Et les conséquences sont immédiates.
Une menace diffusée depuis les cellules de la Santé
Au-delà du débat sur ce que l’on a le droit de dire ou pas, @NicolasSarkozy comprendra-t-il que le plus gênant dans cette séquence, c’est la rapidité avec laquelle son cerveau associe le mot « singe » au mot « nègre » ?
pic.twitter.com/59hH3P6E73— Adrien Quatennens (@AQuatennens) September 10, 2020
Le 19 décembre 2025, Paris découvre avec stupeur une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Deux détenus y profèrent des menaces explicites contre Sarkozy, mêlant revanche politique et références au régime de Mouammar Kadhafi. « On va venger Kadhafi », lance l’un d’eux, tandis que l’autre exige : « Rends l’argent ! ».
Les deux auteurs, Ilis B. (28 ans) et Ange O. (24 ans), sont vite identifiés. Tous deux purgeaient une peine à la Santé au moment où Nicolas Sarkozy y a été détenu, du 21 octobre au 10 novembre 2025. L’enregistrement, réalisé à l’aide d’un téléphone portable introduit clandestinement, est devenu viral en quelques heures — forçant la justice à réagir dans l’urgence.
Pourquoi cette affaire interpelle au-delà du fait divers
Ce n’est pas seulement la violence des propos qui inquiète. C’est ce qu’ils révèlent : une faille majeure dans la sécurité pénitentiaire. Comment un détenu peut-il filmer, éditer et publier un contenu menaçant depuis une cellule censée être sous surveillance constante ? La question est d’autant plus sensible que la cible est un ancien chef de l’État.
L’administration pénitentiaire, déjà sous pression, doit désormais répondre à des critiques croissantes. L’incident souligne les limites du contrôle dans les établissements surpeuplés, où les téléphones contrefaits circulent malgré les fouilles régulières.
Quelles suites judiciaires après la diffusion ?
Propos de Nicolas Sarkozy: Rachida Dati demande à ce que l'on évite "de faire des polémiques sur tout" pic.twitter.com/D1UXNS2JQR
— BFM (@BFMTV) September 11, 2020
Dès la découverte de la vidéo, les deux détenus ont été placés en garde à vue, puis transférés vers des centres de détention plus sécurisés : Osny et Fleury-Mérogis. Le parquet les poursuit pour menaces de mort et détention illégale de téléphone en milieu carcéral — des chefs d’accusation qui pourraient alourdir leurs peines.
Face à cette situation, Nicolas Sarkozy a décidé de se constituer partie civile. Son avocat, Isaac Arnaud, a insisté sur la dimension psychologique de l’affaire : « Ce type de menace, diffusée publiquement, crée un climat d’intimidation inacceptable, surtout pour une personnalité ayant déjà subi une détention historique. »
Et l’affaire du financement libyen dans tout ça ?
La vidéo ne serait rien sans le contexte judiciaire explosif qui l’entoure. L’incarcération de Sarkozy en octobre 2025 marque une première en France : jamais un ancien président n’avait été emprisonné pour des faits liés à son mandat. L’affaire du financement libyen de la campagne de 2007 continue de susciter débats, controverses, et — désormais — actes de représailles symboliques.
Avec le procès en appel prévu en mai 2025, cette nouvelle polémique risque d’influencer l’opinion, voire d’alimenter des théories conspirationnistes. Elle montre aussi à quel point les dossiers politico-judiciaires ne se limitent plus aux salles d’audience : ils traversent les écrans, les cellules, et les frontières.
