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Vidéo menaces Sarkozy sécurité carcérale 2025

Quand les murs d’une prison deviennent le théâtre d’une menace publique, c’est tout le système carcéral qui tremble. En décembre 2025, une vidéo filmée à l’intérieur de la maison d’arrêt de la Santé révèle des propos menaçants à l’encontre de Nicolas Sarkozy. L’ancien président, incarcéré dans le cadre de l’affaire du financement libyen, se retrouve au cœur d’un nouveau scandale — non pas judiciaire, mais sécuritaire. Et les conséquences sont immédiates.

Une menace diffusée depuis les cellules de la Santé

Le 19 décembre 2025, Paris découvre avec stupeur une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Deux détenus y profèrent des menaces explicites contre Sarkozy, mêlant revanche politique et références au régime de Mouammar Kadhafi. « On va venger Kadhafi », lance l’un d’eux, tandis que l’autre exige : « Rends l’argent ! ».

Les deux auteurs, Ilis B. (28 ans) et Ange O. (24 ans), sont vite identifiés. Tous deux purgeaient une peine à la Santé au moment où Nicolas Sarkozy y a été détenu, du 21 octobre au 10 novembre 2025. L’enregistrement, réalisé à l’aide d’un téléphone portable introduit clandestinement, est devenu viral en quelques heures — forçant la justice à réagir dans l’urgence.

Pourquoi cette affaire interpelle au-delà du fait divers

Ce n’est pas seulement la violence des propos qui inquiète. C’est ce qu’ils révèlent : une faille majeure dans la sécurité pénitentiaire. Comment un détenu peut-il filmer, éditer et publier un contenu menaçant depuis une cellule censée être sous surveillance constante ? La question est d’autant plus sensible que la cible est un ancien chef de l’État.

L’administration pénitentiaire, déjà sous pression, doit désormais répondre à des critiques croissantes. L’incident souligne les limites du contrôle dans les établissements surpeuplés, où les téléphones contrefaits circulent malgré les fouilles régulières.

Quelles suites judiciaires après la diffusion ?

 

Dès la découverte de la vidéo, les deux détenus ont été placés en garde à vue, puis transférés vers des centres de détention plus sécurisés : Osny et Fleury-Mérogis. Le parquet les poursuit pour menaces de mort et détention illégale de téléphone en milieu carcéral — des chefs d’accusation qui pourraient alourdir leurs peines.

Face à cette situation, Nicolas Sarkozy a décidé de se constituer partie civile. Son avocat, Isaac Arnaud, a insisté sur la dimension psychologique de l’affaire : « Ce type de menace, diffusée publiquement, crée un climat d’intimidation inacceptable, surtout pour une personnalité ayant déjà subi une détention historique. »

Et l’affaire du financement libyen dans tout ça ?

La vidéo ne serait rien sans le contexte judiciaire explosif qui l’entoure. L’incarcération de Sarkozy en octobre 2025 marque une première en France : jamais un ancien président n’avait été emprisonné pour des faits liés à son mandat. L’affaire du financement libyen de la campagne de 2007 continue de susciter débats, controverses, et — désormais — actes de représailles symboliques.

Avec le procès en appel prévu en mai 2025, cette nouvelle polémique risque d’influencer l’opinion, voire d’alimenter des théories conspirationnistes. Elle montre aussi à quel point les dossiers politico-judiciaires ne se limitent plus aux salles d’audience : ils traversent les écrans, les cellules, et les frontières.