Ultimes secondes de bravoure : Boris et Sofia Gurman, le couple tombé en héros à Bondi
Le 14 décembre 2025, alors que la terreur frappait Bondi, deux vies ordinaires basculaient dans la légende. Boris et Sofia Gurman, un couple de retraités de Sydney, ont choisi de se jeter dans la gueule du loup pour arrêter un tireur en pleine action. Leur tentative désespérée, filmée par une caméra embarquée, est devenue l’un des moments les plus bouleversants de l’attentat de Sydney.
Une intervention captée en direct, par hasard
Une habitante de la banlieue de Bondi roulait tranquillement sur Campbell Parade quand sa caméra de bord a enregistré une scène d’une rare intensité. Boris Gurman, 69 ans, vêtu d’une chemise violette, surgit soudainement et plaque Sajid Akram au sol alors que ce dernier sortait de son véhicule armé.
On le voit saisir le bras du tireur, tenter de lui arracher son arme. Sofia Gurman, 61 ans, se précipite à ses côtés, participant activement à la lutte. Leur geste se produit au tout début de l’attaque, probablement avant que d’autres passants ne réalisent la gravité de la situation.
Le prix du courage
Peu après, des images prises par un drone montrent le couple allongé, inerte, sur le trottoir. Ils sont parmi les premières victimes de ce qui sera qualifié d’attaque terroriste inspirée par l’État islamique.
Dans un communiqué au Sydney Morning Herald, leur famille exprime une douleur infinie, mais aussi une reconnaissance profonde : « Bien que rien ne puisse atténuer la douleur de la perte de Boris et Sofia, nous éprouvons une immense fierté pour leur courage et leur altruisme. »
Un acte citoyen face à la folie meurtrière
Leur initiative, spontanée et sans arme, illustre ce que l’on nomme parfois l’instinct héroïque du citoyen. Dans un monde marqué par la peur des attentats urbains, Boris et Sofia ont choisi l’action plutôt que la fuite.
Leur tentative de désarmer un tireur en pleine rue soulève autant l’admiration que l’émotion. Elle questionne aussi, implicitement, sur les failles de la sécurité publique face à des attaques soudaines.
Une mémoire qui dépasse les frontières
Bien que résidents australiens, Boris et Sofia Gurman étaient d’origine ukrainienne. Leur histoire a rapidement dépassé les frontières de la Nouvelle-Galles du Sud, relayée par les médias internationaux et partagée sur les réseaux comme un symbole de résistance humaine.
Leur mémoire devient ainsi un repère moral dans l’un des épisodes les plus sombres de l’actualité australienne en 2025.
