Ce geste hivernal avec vos feux antibrouillard est interdit — et pourtant si courant
L’hiver n’épargne aucun conducteur. Entre brouillard matinal, pluie verglacée et ciel bas, la tentation est grande d’enclencher les feux antibrouillard « au cas où ». Pourtant, ce geste, souvent perçu comme prudent, est l’une des infractions routières les plus méconnues… et les plus sanctionnées. Une simple pression sur un bouton peut avoir des conséquences financières — sans avertissement.
Les trois seules situations où les feux antibrouillard sont autorisés
Le Code de la route ne laisse aucune place à l’interprétation. Les feux antibrouillard avant ne peuvent être utilisés que dans des conditions extrêmes : brouillard dense, pluie torrentielle ou chutes de neige importantes. Quant aux feux antibrouillard arrière, leur usage est encore plus encadré : exclusivement en cas de visibilité fortement réduite par brouillard ou neige.
Pourquoi une telle restriction ? Parce que ces dispositifs émettent une lumière intense conçue pour percer l’obscurité — pas pour illuminer une route humide sous un ciel gris. Utilisés à tort, ils deviennent une source d’éblouissement qui nuit à la sécurité collective.
Le test des 100 mètres : votre guide fiable
Avant d’activer vos feux antibrouillard, observez l’horizon. Si vous distinguez clairement un objet ou un panneau à plus de 100 mètres, ils sont inutiles. Ce seuil n’est pas arbitraire : c’est le critère légal retenu par les forces de l’ordre lors des contrôles.
Une infraction fréquente, mais évitable
Chaque hiver, des dizaines de milliers de conducteurs reçoivent une amende pour mauvaise utilisation des feux antibrouillard. Beaucoup contestent, persuadés d’avoir agi avec prudence. Mais la loi est claire : allumer ces feux en dehors des conditions prévues constitue une infraction de quatrième classe.
Contrairement aux idées reçues, cette règle ne vise pas à piéger les automobilistes. Elle protège contre les risques d’accidents liés à l’éblouissement, surtout sur les routes secondaires ou en pleine nuit. Un feu antibrouillard arrière allumé sous une bruine légère ? Cela revient à projeter un spot dans le rétroviseur du conducteur derrière vous.
Quel éclairage choisir selon la météo ?
Adapter son éclairage, c’est aussi anticiper. Voici la bonne hiérarchie :
- Feux de croisement : obligatoires dès la tombée du jour, sous la pluie, ou en cas de faible luminosité (même en journée).
- Feux de route : uniquement hors agglomération, sans véhicule à l’horizon.
- feux antibrouillard : réservés aux conditions critiques — jamais par confort visuel.
Rappel essentiel : en 2026, les radars mobiles et les patrouilles renforcent leurs contrôles hivernaux. Mieux vaut connaître la règle que payer pour l’ignorer.
