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“Je ne regrette rien” : la vengeance numérique d’Eleanor Brown après l’infidélité de son père

Elle a choisi l’arme la plus redoutable de notre époque : la honte publique. Eleanor Brown, une Britannique aujourd’hui âgée de 30 ans, a diffusé des photos intimes de la maîtresse de son père sur Internet — non pas dans la chaleur du moment, mais des années après la découverte de la liaison. Son but ? Venger sa mère, “dévastée”, qu’elle jugeait trahie deux fois : par son mari… et par le silence familial.

Une trahison révélée en 2015, une vengeance planifiée en 2025

L’histoire commence en 2012. Geoff Brown, alors marié à une policière britannique, entame une relation extraconjugale. Ce n’est qu’en 2015 que sa femme découvre la vérité, en mettant la main sur des contenus intimes échangés entre les amants. Malgré la douleur, elle accorde une seconde chance à son époux.

Mais leur fille, Eleanor, refuse ce pardon. Pour elle, l’humiliation familiale ne s’efface pas avec le temps. Elle grandit avec une colère froide, nourrie par l’impression que justice n’a jamais été rendue.

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Le revenge porn comme arme de représailles

Des années plus tard, armée d’un smartphone et d’un compte Facebook, Eleanor Brown passe à l’action. Elle récupère des photos nues de l’ancienne maîtresse de son père — images initialement destinées à un usage privé — et les envoie au mari de cette dernière, dont le numéro est visible sur une publication professionnelle.

Mais elle ne s’arrête pas là. Elle crée un faux profil sur un site d’escortes, y inscrit le numéro de téléphone de cet homme, et déclenche une avalanche d’appels et de messages obscènes. En trente minutes, il reçoit huit appels et treize SMS. Sa vie bascule.

Insultes publiques et absence totale de remords

Sur les réseaux sociaux, Eleanor Brown qualifie la femme de “briseuse de ménages” et de “traînée”. Lorsque son père tente de l’interpeller, elle le repousse violemment. Rien ne l’arrête. Pas même la loi.

Condamnée à trois ans de prison par le tribunal de Leeds pour diffusion non consensuelle d’images intimes, elle purge sa peine, puis est libérée sous bracelet électronique. Mais son attitude ne change pas.

Sur TikTok, elle affirme sans trembler : “Je ne regrette rien. Je ne ressens aucun remords. Je ne le referais pas… mais je ne regrette absolument rien.”

Pourquoi cette affaire interpelle en 2026

Parce qu’elle illustre les dangers du revenge porn dans une ère où la frontière entre vie privée et espace public s’efface. Parce qu’elle montre comment une blessure familiale, mal cicatrisée, peut se transformer en violence numérique. Et surtout, parce qu’elle soulève une question cruciale : la vengeance personnelle peut-elle jamais remplacer la justice ?