Brigitte Macron regrette ses propos sur les « sales conn*** » : un moment d’égarement ou un cri du cœur ?
Quand la spontanéité d’une femme croise les attentes protocolaires d’une Première dame, l’étincelle peut vite devenir brasier. C’est ce qui s’est produit après qu’une vidéo a montré Brigitte Macron traiter de « sales conn*** » des féministes ayant perturbé un spectacle d’Ary Abittan. Filmée à son insu dans une loge de théâtre, sa réaction a déclenché un tollé. Mais lors de son passage au journal de 20h de TF1 le 4 janvier 2026, elle n’a pas esquivé la question. Au contraire. Avec une sincérité rare, elle a reconnu ses torts, tout en rappelant qu’elle n’est pas qu’un symbole – elle est aussi Brigitte.
Polémique sur les propos de Brigitte Macron à l'égard d'activistes féministes : "Je suis absolument désolée d'avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d'avoir choqué", réagit-elle. "Je suis à côté des femmes dans tous leurs combats."
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— TF1Info (@TF1Info) January 4, 2026
Le contexte de l’incident : tension dans une salle de spectacle
L’affaire remonte à une représentation d’Ary Abittan, humoriste récemment mis en cause dans une affaire de viol classée sans suite. La veille du spectacle, un petit groupe de militantes féministes avait occupé la salle, distribuant des tracts et portant des masques. L’ambiance était tendue.
Brigitte Macron, présente en tant que spectatrice, a été invitée dans la loge pour soutenir l’artiste. C’est à ce moment, pensant être hors caméra, qu’elle a lâché sa phrase désormais virale.
Une clarification en direct sur TF1
Interrogée par Audrey Crespo-Mara dans le cadre du lancement de l’opération Pièces jaunes, Brigitte Macron n’a pas tergiversé. « Je suis absolument désolée d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées« , a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur un point crucial : « Je suis aux côtés des femmes dans tous leurs combats. » Son message est clair – cet écart ne reflète ni sa vision du féminisme, ni son respect pour les luttes féministes.
Pourquoi ces mots ont fait autant de bruit
Dans un climat social marqué par les débats sur la violence sexuelle, la justice et la place des femmes dans la culture, chaque mot pèse. Appeler des activistes « sales conn*** », même dans un moment de colère, résonne comme une attaque contre le mouvement féministe lui-même.
Pourtant, Brigitte Macron a souligné que la caméra était cachée – un détail qui change la donne sur le plan éthique et médiatique.
Une Première dame humaine, parfois trop vraie
Le plus frappant dans sa réponse ? Sa franchise. « Je ne suis pas épouse de président à longueur de temps. Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus. »
Cette phrase résume l’équilibre fragile entre devoir institutionnel et personnalité authentique. Et si c’est justement cette humanité – imparfaite, impulsive, sincère – qui rend son rôle plus proche du peuple ?
