CHOC : Des lions galeux trouvés dans un établissement de reproduction abandonné en Afrique du Sud

Des photographies dévoilées par une organisation humanitaire montrent les conditions abominables dans lesquelles des lions sont élevés en Afrique du Sud. Les pauvres bêtes sont maintenues en vie pour servir d’appât pour les riches touristes et chasseurs. 

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Leur poil a cessé de pousser à cause d’une maladie, ils sont affamés et malades. Voilà le sort réservés à des lions d’élevage en Afrique du Sud. Ces bêtes vulnérables sont reproduites puis encagées dans des fermes spécialisées pour répondre à la forte demande des chasseurs d’animaux rares.

 

Des cas de maltraitance graves

C’est l’organisation Human Society International (HSI.org), dans un récent rapport,  qui a lancé l’alerte sur les pratiques effroyables des fermes à lions. Regroupés dans des cages où ils peuvent à peine bouger, les lions souffrent de malnutrition et leur poil ne pousse plus à cause de la gale.

En se basant sur ce rapport, 12 000 animaux sont élevés annuellement dans près de 200 fermes en Afrique du Sud. Ce “business” hyper lucratif pour les chasseurs alimentent également les safaris et les visites de découvertes des lions.

Des lionceaux arrachés à leurs mères

Les auteurs du rapport affirment que les lionceaux souffrent de troubles neurologiques et ne peuvent pas marcher. Les petits sont enlevés à leurs mères très tôt et servent d’appât à touristes.

De nombreux tigres et léopards vivent également dans ces conditions. Les femelles, utilisées pour les reproductions, sont épuisées par les grossesses à répétition.

De nombreuses attractions touristiques sud-africaines proposent d’ailleurs de jouer avec des lionceaux, pour environ 300 rands (27 euros), voire de leur donner le biberon. «Les lionceaux sont loués par les éleveurs à des complexes éco-touristiques pour être caressés par des touristes», accuse Chris Mercer, qui dirige une campagne contre la chasse. «Ce qui est intrinsèquement cruel, c’est que les petits sont spécifiquement retirés de leur mère à la naissance afin qu’ils puissent être utilisés comme des jouets et pour augmenter le rythme de reproduction, sans parler des méthodes employées pour s’assurer qu’ils sont dociles avec les touristes», ajoute Paul Hart, qui gère un refuge dans la région du Cap.

Contrairement à ce qu’on dit parfois aux visiteurs, ils ne seront jamais libérés dans la nature. «Ces lionceaux sont des animaux d’élevage qui resteront en cage jusqu’à ce qu’ils soient assez vieux pour être chassés», soupire Chris Mercer. Selon des détracteurs, certains lions seraient aussi spécialement élevés pour leurs os, qui sont envoyés en Asie pour finir dans des philtres d’amour. Ce que démentent les éleveurs, qui assurent que seuls les fauves morts naturellement ou victimes des chasseurs sont concernés par ce commerce en plein essor. Si l’on ne chasse pas à Bona Bona, près de 10% des lions d’élevage sud-africains sont abattus tous les ans par des amateurs de trophées.

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