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George Clooney, citoyen français, lance un défi cinglant à Trump

Alors que la nouvelle année s’ouvre sous le signe des tensions transatlantiques, George Clooney transforme sa naturalisation française en tribune politique. Face aux attaques de Donald Trump sur Truth Social, l’acteur oscarisé ne se contente pas de répondre — il fixe une date : les midterms américaines de novembre 2026. Un défi lancé avec élégance, ironie, et une pointe de détermination démocrate.

Une famille installée dans le sud de la France

Depuis plusieurs années, George Clooney et son épouse Amal Clooney, avocate renommée en droit international, élèvent leurs jumeaux entre Hollywood et une propriété située dans le Var. Leur choix de demander la nationalité française repose en grande partie sur le souci de protéger leur vie privée, jugée insuffisamment défendue par les lois américaines.

Pour eux, la France n’est pas une fuite, mais un refuge stratégique — un espace où élever des enfants loin de l’hyperexposition médiatique et du climat politique toxique des États-Unis.

Trump raille, Clooney riposte

 

Le 31 décembre 2025, Donald Trump moque la naturalisation des Clooney : « Deux des pires pronostiqueurs politiques de tous les temps deviennent français. » Il qualifie l’acteur de « médiocre » et d’« Américain râleur », ignorant au passage une carrière couronnée de deux Oscars et d’une influence durable à Hollywood et au-delà.

Moins de 24 heures plus tard, Clooney rétorque avec une phrase cinglante : « Je suis entièrement d’accord avec l’actuel président, il faut redonner à l’Amérique sa grandeur. On commencera en novembre. » Une réponse relayée par The Hollywood Reporter, qui fait immédiatement le tour des médias internationaux.

Un militantisme ancré dans l’histoire démocrate

George Clooney n’en est pas à son premier engagement. Depuis des décennies, il finance activement le Parti démocrate et pèse dans les débats électoraux. En juillet 2024, il publiait même une tribune dans le New York Times appelant Joe Biden à se retirer de la course présidentielle — un appel entendu moins de quinze jours plus tard.

Plus récemment, dans un entretien à Variety, il évoquait avec nostalgie sa relation passée avec Trump : « Il était drôle, sociable… Ce n’est plus le cas aujourd’hui. » Une déclaration qui souligne l’abîme entre l’ancien magnat du divertissement et le président populiste qu’il est devenu.

Une critique implicite de la politique d’immigration

Dans sa diatribe, Trump n’oublie pas de s’en prendre à la France elle-même, la dépeignant comme submergée par la criminalité en raison d’une « gestion calamiteuse de l’immigration ». Une caricature qui contredit les statistiques officielles et les politiques récentes de sécurité intérieure.

Pourtant, ce n’est pas cette attaque qui retient l’attention, mais bien la manière dont George Clooney, désormais citoyen français, continue de façonner le débat politique outre-Atlantique — prouvant que la citoyenneté ne limite pas l’engagement, elle le redéfinit.