Disparition de Lanna : 47 jours d’angoisse pour une mère en quête de justice
Le temps s’étire cruellement pour Estelle. Depuis le 13 décembre 2025, cette mère de famille vit un véritable cauchemar. Sa fille Lanna, âgée de 14 ans, a disparu du domicile de ses grands-parents à Levens, dans les Alpes-Maritimes. Quarante-sept jours plus tard, l’adolescente reste introuvable. Sa mère dénonce aujourd’hui un manque flagrant de réactivité des autorités face à un danger imminent pour sa fille.
Le jour où tout a basculé
C’était un samedi ordinaire. Lanna, 14 ans, se trouvait chez ses grands-parents à Levens. Puis, sans prévenir, elle a quitté le domicile familial. Très rapidement, Estelle a alerté les services de police. En France, toute disparition de mineur est considérée comme inquiétante dès le premier jour, justifiant une mobilisation immédiate des forces de l’ordre.
Pourtant, près de sept semaines après les faits, l’adolescente demeure introuvable. Cette inertie administrative plonge la famille dans un désarroi profond et soulève de graves questions sur l’efficacité du système de protection des enfants vulnérables.
L’espoir brisé d’une intervention à Marseille
Il y a quelques jours, un espoir fragile est né. Lanna a été localisée dans un immeuble marseillais. Selon les témoignages recueillis par la famille, l’adolescente se trouvait dans un état de grande détresse physique. Elle utilisait une fausse identité et semblait clairement sous l’emprise de personnes majeures.
La police a été alertée vers 19 heures. Mais aucune patrouille n’était disponible avant 22 heures. Trois heures d’attente qui ont tout changé. Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur place, Lanna avait disparu. Un simple message téléphonique a confirmé l’échec de l’intervention. Pour Estelle, cette inaction est inacceptable : « Ma fille a 14 ans. Elle est quelque part, en danger. Tout devrait être fait pour retrouver une adolescente ! »
Un profil de victime idéal pour les prédateurs
Estelle décrit sa fille comme une enfant « sensible, manipulable, qui a des failles émotionnelles ». Ces caractéristiques psychologiques font de Lanna une cible idéale pour les réseaux d’exploitation sexuelle qui sévissent dans les grandes agglomérations. La famille craint qu’elle ne soit victime de traite des êtres humains, un fléau particulièrement actif dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’adolescente pourrait également être sous l’influence de substances comme le protoxyde d’azote, selon les informations transmises à la famille. Ces éléments aggravent considérablement le danger encouru et renforcent l’urgence absolue d’une intervention coordonnée.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
En France, plus de 50 000 personnes disparaissent chaque année selon les données officielles du ministère de l’Intérieur. Parmi elles, près de 11 000 disparitions sont qualifiées d’inquiétantes et font l’objet d’un dispositif de recherche spécifique. Pour les mineurs, la présomption d’urgence est immédiate dès le signalement initial.
Pourtant, de nombreuses familles dénoncent régulièrement des délais d’intervention trop longs et un manque criant de coordination entre les différents services. L’affaire de Lanna illustre cruellement ces dysfonctionnements qui peuvent avoir des conséquences dramatiques sur le terrain.
Le combat d’une mère contre l’indifférence
Après avoir appris par les médias le calvaire d’une adolescente de 15 ans séquestrée et torturée près de Lyon, Estelle exprime son angoisse croissante : « Vous voyez ce que ma fille risque ? On fait quoi pour Lanna ? » Sa voix se brise lorsqu’elle évoque l’avenir incertain de son enfant.
« Que faut-il faire pour être aidée et pour retrouver ma fille ? », interroge-t-elle avec désespoir, dénonçant le « silence des institutions » face à l’urgence vitale de la situation. Son combat quotidien pour alerter l’opinion publique traduit un sentiment d’abandon profond face à la machine administrative.
Un appel pressant à la mobilisation citoyenne
La famille de Lanna lance un appel urgent à témoins. L’adolescente mesure environ 1,60 mètre, a les cheveux châtains et les yeux marron. Toute personne susceptible de détenir des informations est invitée à contacter immédiatement le 17 ou le 112.
Cette affaire souligne l’importance vitale d’une réponse rapide et coordonnée des secours face aux disparitions de mineurs. Chaque minute compte lorsque la vie d’un enfant est menacée. La mobilisation citoyenne et médiatique peut parfois faire la différence entre un retour sain et sauf et une tragédie irréversible.
