Actu

Pass Navigo à 52 euros ? L’erreur de Sarah Knafo qui révèle un fossé politique

Une phrase, quelques secondes à peine sur le plateau de BFM-TV, et des milliers de réactions sur les réseaux sociaux. Le 9 février 2026, Sarah Knafo, figure du parti Reconquête engagée dans la campagne des élections municipales à Paris, estimait le coût annuel du pass Navigo à 52 euros. Un chiffre qui contraste fortement avec la réalité : près de 1 000 euros par an pour un forfait couvrant les zones 1 à 5. Au-delà du simple lapsus, cet épisode met en lumière une question centrale dans le débat public : comment les candidats perçoivent-ils le quotidien des usagers des transports en commun ?

De l’erreur à la proposition politique

Après son passage télévisé, Sarah Knafo a publié une vidéo pour contextualiser ses propos. Elle expliquait avoir confondu le montant mensuel pris en charge par certains employeurs (environ 50 % du tarif) avec le prix annuel total. Mais elle en profitait également pour présenter une mesure forte : le déploiement de 500 policiers municipaux supplémentaires sous l’autorité d’Île-de-France Mobilités. Objectif affiché : lutter contre l’insalubrité et l’insécurité perçues dans certaines stations et rames.

Un débat qui dépasse les clivages politiques

La proposition de Sarah Knafo ne survient pas dans le vide. D’autres candidats aux municipales 2026 ont avancé des mesures similaires ces dernières semaines, traversant les frontières partisanes.

Des annonces convergentes sur la sécurité

Le paysage politique parisien montre une convergence notable sur le registre sécuritaire :

  • Marlène Schiappa, candidate sur la liste de Pierre-Yves Bournazel (majorité présidentielle), propose d’installer un policier municipal en tête de chaque rame de métro.
  • Emmanuel Grégoire, représentant socialiste, envisage le recrutement de 1 000 agents municipaux supplémentaires, accompagné d’un renforcement technologique avec 500 caméras tactiques mobiles.

Ces annonces placent la question de la sécurité dans les transports publics au cœur des préoccupations électorales.

Des contre-propositions centrées sur le service public

Face à cette orientation, d’autres voix appellent à un changement de paradigme. Leur diagnostic : les difficultés rencontrées par les usagers des transports ne se résument pas à des questions de sécurité, mais relèvent aussi du sous-investissement chronique et de l’accessibilité.

Quelles alternatives émergent ?

Plusieurs propositions circulent dans le débat public :

  • La gratuité totale des transports en commun pour réduire la fracture sociale et environnementale.
  • Une augmentation significative du budget transports publics Paris, financée notamment par une contribution accrue du secteur privé.
  • L’adaptation systématique du réseau aux besoins des personnes à mobilité réduite.

Le rendez-vous du 13e arrondissement

Dans ce contexte, Ariane Anemoyannis, candidate dans le 13e arrondissement de Paris, organise un meeting de campagne le mercredi 18 février à 19h à l’Espace MAS (10 Rue des Terres au Curé, 75013 Paris). Sa liste, qui inclut des agents de la RATP, porte un programme axé sur la gratuité des transports, l’accessibilité universelle et une révision des politiques de sécurité.

Un symbole du débat sur le pouvoir d’achat

L’incident du prix du pass Navigo en 2026 dépasse la simple anecdote. Il incarne les tensions qui traversent la société parisienne à l’approche d’un scrutin municipal décisif. Alors que le coût de la vie continue de peser sur les ménages, les Parisiens attendent des réponses concrètes. Les élections municipales 2026 s’annoncent comme un moment clé pour redéfinir l’avenir des transports à Paris et la place du service public dans la ville.