Violence infantile : Message à tous les parents qui osent battre leurs enfants

En France, tous les cinq jours, un enfant perd la vie suite aux violences perpétrées par ses parents. En réalité, il s’agit d’un fléau sociétal toujours tabou sombrant sombre dans l’oubli. Face a ce constant malheureux, de nombreuses associations émettent un cri d’alerte.

Asséner des coups, crier, faire du chantage, rabaisser ou gifler sont autant d’actes que bon nombre de parents font pour « éduquer » leurs enfants. Approuvées et tolérées, ces agissements passent inaperçus et créent un climat anxiogène pour les plus vulnérables. En effet, si les violences physiques et sexuelles sont largement médiatisées, la maltraitance parentale est bien souvent banalisée et passe sous silence. Cette forme de maltraitance qu’on peut assimiler à de la tyrannie façonne l’avenir de l’enfant et a des répercussions physiques, psychologiques et sociales de taille.

Un message adressé aux parents qui maltraitent leurs enfants

Quand on exerce son autorité parentale d’une manière erronée, en humiliant, en frappant ou en lui infligeant un quelconque châtiment physique ou morale, on impose à l’enfant une douleur incommensurable.

Parfois, les parents peuvent être dépassés par une situation donnée et s’imaginer que cette façon d’éduquer est capable de déboucher sur des résultats satisfaisants. Dans d’autres cas, les parents s’imprègnent de l’éducation qu’ils ont reçue étant enfants pour façonner leur propre manière de faire avec leurs enfants.

Mais la violence ne règle jamais les problèmes et ne fait que déteindre sur la santé physique et mentale des enfants.

En choisissant ce modèle éducatif, on donne à la violence et à la domination une certaine légitimité. Ainsi, les enfants auront du mal à créer des liens sociaux et sont plus susceptibles de devenir violents avec leurs congénères. Ils auront l’impression qu’en faisant preuve de violence, ils pourront obtenir gain de cause et surtout affirmer leur supériorité.

En agissant de la sorte, les petits ignorent que ce comportement leur sera préjudiciable dans un climat civilisé où la parole l’emporte sur les actes violents. En effet, les enfants ont tendance à imiter les mécanismes utilisés par leurs parents qui vont constituer une partie importante de leur apprentissages. Par ailleurs, les enfants battus durant l’enfance seront sujets au stress chronique, symptôme qui peut engendrer des conséquences psychologiques inimaginables.

De ce fait, les enfants auront des retards de développement, de médiocres résultats à l’école ainsi que des problèmes relationnels. À contrario, quand on opte pour une communication sans violence avec l’enfant, on l’aide à opter pour des comportements positifs. Selon Jane Nelsen, psychologue et auteure de livres à succès, la discipline positive est un modèle éducatif qui a fait ses preuves.

Cette façon d’éduquer se base sur l’encouragement de l’enfant à tirer le meilleur de lui même et à exploiter optimalement ses ressources pour bien se développer, tout en respectant certaines limites. Combinant bienveillance et fermeté, la discipline positive n’est pas une approche permissive mais un modèle de collaboration.

En réalité, lorsque le dialogue s’installe entre les parents et l’enfant, ils parviendront à partager leurs points de vue et une relation constructive peut naître. Ainsi, cette approche engendre un développement optimal de l’enfant, lui garantissant des compétences sociales et relationnelles. De plus, elle aide à renforcer l’estime de soi et à devenir plus autonome.

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