« Gilets jaunes » : Plusieurs journalistes pris à partie ou frappés dans différentes plusieurs villes de France

Encore une fois, des journalistes ont été pris à partie dans plusieurs villes lors des manifestations de « gilets jaunes », samedi 11 janvier. Coups, injures ou insultes, ces événements révèlent le contexte tendu dans lequel travaillent les rédactions.

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A Rouen : un agent de sécurité roué de coups

Une équipe de LCI a notamment été agressée à Rouen (Seine-Maritime). L’un des deux agents de sécurité qui assuraient les déplacements des journalistes a été roué de coups au sol par plusieurs personnes dont certaines portaient un gilet jaune, selon des images relayées par le quotidien Paris Normandie. D’autres « gilets jaunes » ont essayé d’intervenir pour mettre fin au tabassage.

 

L’agent en question souffre d’une fracture du nez, a indiqué Thierry Thuillier, patron de l’information du groupe TF1, à l’AFP. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte », a-t-il annoncé. Une plainte a été déposée.

A Pau : un journaliste reçoit un coup en direct

A Pau (Pyrénées-Atlantiques), un journaliste de la chaîne locale C l’info Pau a été frappé par un « gilet jaune » en plein direct. « Ce soir, nous avons été victimes d’une agression de la part de certains ‘gilets jaunes’ à Pau, tout ça parce qu’on est journalistes et que l’on nous a identifiés comme BFMTV », a expliqué Franck Paillanave, sur Twitter.

Une vidéo qui montre un manifestant lui asséner un coup de pied dans le dos accompagne ce message.

Franck Paillanave dit avoir été soigné pour une blessure à la jambe et remercie les « gilets jaunes » qui « sont vite intervenus » pour lui venir en aide. Il a envisage de porter plainte lundi et faire constater sa blessure auprès d’un médecin.

A Toulon : deux journalistes pourchassés par une dizaine de personnes.

A Toulon, dans le Var, deux journalistes vidéo de l’AFP ont été menacés alors qu’ils filmaient des échauffourées, avant de trouver refuge dans un restaurant. Ils ont reçu « des claques dans le dos, dans la caméra » et un « coup de pied (…) dans la hanche », déclare l’un d’eux.

A Toulouse : une journaliste menacée de viol

Une journaliste du quotidien La Dépêche du midi a été prise à partie alors qu’elle se trouvait dans son véhicule. « Je venais de récupérer la voiture stationnée dans le parking, raconte cette femme de 31 ans dans le quotidienEn sortant, j’ai été bloquée par plusieurs individus qui m’ont menacée. ‘On va te violer, te niquer, tu es la catin de la préfecture’… » 

« Cela a duré environ 4 à 5 minutes, interminables, continue-t-elle. Ils voulaient que j’ouvre ma vitre. Je leur ai dit que ce n’était pas possible, en leur signifiant que je devais récupérer mon enfant. Un homme m’a dit sur le ton de la menace : ‘tu as deux secondes pour t’en aller’. » Elle a porté plainte.

Lionel Laparade, rédacteur en chef adjoint chargé du numérique, précise que sa consœur a pu leur échapper grâce à l’aide de deux « gilets jaunes ».

 

A Paris et Marseille : heurts avec des manifestants

Une journaliste a été jetée à terre avant d’être protégée par d’autres manifestants, a constaté un confrère de l’AFP. Par ailleurs, et cela n’est pas le fait de « gilets jaunes », un agent de sécurité accompagnant un vidéaste de l’AFP a reçu des coups de matraque de la part des forces de l’ordre.

A Marseille, la tension est brièvement montée, au début de la manifestation, quand un groupe de « gilets jaunes » ont empêché de travailler une journaliste vidéo de France 3 et deux photographes locaux, les obligeant à s’éloigner, en insultant « les journalistes, qui ne font que mentir »« La seule info, c’est sur les réseaux sociaux », criait la « gilet jaune » à l’origine de l’incident.

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