Marlène Schiappa menacée de mort par des Gilets jaunes : accusée d’exagération, elle pousse un grand coup de gueule

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Marlène Schiappa est en colère et elle veut que ça se sache. Sur le réseau social Facebook, la secrétaire d’État d’Emmanuel Macron revient sur les menaces de mort contre elle et sa famille proférées par un groupe de Gilets jaunes.

Accusée d’exagération, la secrétaire d’Etat a laissé éclater sa colère sur la toile. Dans son post Marlène Schiappa fait part de nouvelles insultes et menaces adressées à sa famille.

Elle s’en prend également ouvertement à Edwy Plenel, journaliste de Mediapart et à ses agresseurs : « Tremble Edwy Plenel, tremblez Gilets jaunes avinés avec vos pétards et vos injures face au « pouvoir » de fillettes entre 6 et 12 ans endormies avec leurs peluches sous un poster de dessin animé ! Courage en carton. »

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Voici le message en question :

On dit les Corses impulsifs, pourtant que de sang-froid me faut-il pour ne pas répondre à la haine par la haine à la violence par la violence à la bêtise par la bêtise.
À quel moment notre société a renversé son système de valeurs au point de considérer que les victimes sont les coupables et les agresseurs des victimes ?
À quel moment des personnes trouvent normal, excusable, pas grave ce qui s’est passé ?
Et après on se demandera pourquoi si peu d’agressions sont dénoncées…
À quel moment on se dit que la version des auteurs des faits est la version qui fait foi ?! À quel moment on ne pense pas que si l’on n’entend pas ce que dit mon mari, on n’entend pas non plus ce qu’on lui dit à cet endroit, plus loin du téléphone qui filme, et donc les menaces de mort que 6 témoins certifient formellement avoir entendues ? 
À quel moment des journalistes de presse soi disant de gauche et soi disant humanistes décident de présenter par ailleurs comme simple « témoins » des gens qui en fait participent à l’action sifflets et insultes en bouche ?
À quel moment le rectificatif de la Préfecture elle-même n’est pas relayé ? 
À quel moment certains estiment que je ne peux pas relever ça car si je parle publiquement je vais « me fâcher » avec ce journal. Sérieusement ? C’est lui qui publie des photos de la maison où dorment mes filles au Mans et c’est lui qui risque de « se fâcher » ? 
Soyons clairs : je me fiche de me fâcher avec qui que ce soit dès lors qu’il s’agit de défendre ou protéger mes enfants, je prendrai trois ans d’articles à charge ? Soit ! J’aurai défendu mes enfants. 
À quel moment la parole de personnes qui commettent une telle action devient sacrée et la parole des cinq personnes de la famille prise à partie et celle de l’officier de sécurité au téléphone deviennent elles caduques ?
À quel moment des organes de presse respectables estiment que c’est une bonne idée de publier des photos de mon domicile familial alors que certains appellent à recommencer sur des grandes chaînes de télé où ils ont table ouverte – à quel moment le journaliste en plateau ne condamne pas ces propos et lance la météo après avoir ouvert un micro pour un « appel à recommencer » ?
À quel moment ces mêmes refusent de publier droit de réponses et rectifications ?
À quel moment ils ne se pas disent qu’au collège tout le monde partage ces articles devant ma fille aînée ? Que jamais aucun d’eux n’ose se présenter comme un humaniste ! 
À quel moment Edwy Plenel estime pertinent de m’attaquer, de me traiter de menteuse (précisément de « fake news avec un problème avec la vérité ») sans rien condamner de l’action en question ? À quel moment s’interesse-t-il au cyberharcèlement en meute contre moi et ma famille qu’il sait pertinemment déclencher avec ce tweet mensonger ?
À quel moment quelqu’un se préoccupe de la petite fille qui était là et qui n’est pas ma fille et qui n’a pas à subir cela (non plus) ?
À quel moment on considère que hurler sous la fenêtre de la chambre d’enfants à 1h du matin « salope collabo grosse salope sors de là » (version des gilets jaunes) agrémentés de jets de pétards et hurlements au point que des voisins appellent la police, ça va c’est cool c’est pas grave c’est normal ?
À quel moment quand des gens partagent des vidéos de chez moi agrémentés d’appels aux violences, le sujet important traité c’est « Est ce que Schiappa a signalé ces contenus a Twitter ? »
À quel moment le silence des responsables politiques des deux extrêmes interpelle ? L’un des gilets jaunes en question se vante d’avoir voté « Les Verts » dans la presse posant en photo avec un député LFI – car oui, à quel moment aussi considère t on qu’on va transformer ces gens en stars et en rôles modèles ?
C’est exactement ce contre quoi je lutte chaque jour et ça me révolte de penser à toutes les femmes qui n’oseront pas parler car « si la secrétaire d’Etat insultée et menacée devant chez elle on trouve ça pas grave, alors moi qui trouvera grave que j’ai été insultée dans la journée ? » 
Je ne voulais plus en parler.
Parce que je préfère qu’on s’interesse à mon travail plutôt qu’a Ça.
Parce que je ne me victimise jamais, comme on dit (et on sait qu’on le dit souvent aux femmes) et parce que l’Etat de droit doit reprendre ses droits justement.
Parce que mes avocats parlent pour moi et c’est comme ça qu’on est sensé procéder. (Oui, ils poursuivront devant la justice toute publication portant atteinte à la vie privée ou à la sécurité.) 
Mais s’il se passe encore autre chose, chacun prendra ses responsabilités. 
Ce sera dit. 
Que toute la journée ma famille reçoive de nouvelles insultes et menaces ne semble pas émouvoir ces gens. Parce que c’est « le pouvoir ». 
Ah ! Le pouvoir ! 
Tremble Edwy Plenel, tremblez gilets jaunes avinés avec vos pétards et vos injures face au « pouvoir » de fillettes entre 6 et 12 ans endormies avec leurs peluches sous un poster de dessin animé ! 
Courage en carton. 
Et des remerciements très sincères à celles ou ceux dont les positions politiques sont éloignées des miennes et qui placent pourtant leurs principes de respect au delà de ces désaccords, de tous bords, des féministes à messieurs Simeoni et Talamoni. 
Ma reconnaissance à vous car ces mots dans ces périodes sont tout.
Pensées pour finir aux femmes et aux hommes qui vivent ces agressions et ces minimisations permanentes, mais ne bénéficient pas comme moi d’accès à la parole publique pour le dénoncer: nous sommes de votre côté, toujours, jamais vous n’êtes responsables de ce que vous subissez.
Je souhaite ne pas avoir à y revenir. 
Et vous souhaite un bon jeudi.

 

 

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